bienvenue.gif




liens utiles

Site du VATICAN

Parole du jour

Le saint du jour

Une Minute avec Marie

Homélie du Père Jean

Une Parole pour ta route

Diocèse de la Réunion

=

Doyenné du Tampon








http://res.cloudinary.com/aleteia/image/upload/new-toolbar/aleteia-fr.png





http://www.ilebouchard.com/wp-content/uploads/2013/11/logo-KTO.jpg


http://www.coopdonbosco.be/inforcoop/nt/images/052014/8.jpg




hymne
avec Facebook
anipassion.com

« Seigneur et maître de ma vie, éloigne de moi l’esprit de paresse… »

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

« Seigneur et maître de ma vie, éloigne de moi l’esprit de paresse… »

Message  Invité le Mar 21 Sep 2010 - 13:16


« Seigneur et maître de ma vie, éloigne de moi l’esprit de paresse… »

Cela ne dépend ni de la volonté ni des efforts de l’homme, mais de la miséricorde de Dieu. » (1) Un verset de saint Paul qu’il peut être bon de méditer lorsque nous réfléchissons à notre vie de prière sous l’angle du combat spirituel et de l’effort, mais aussi sous celui de l’expérience de la miséricorde de Dieu.

Certes, il ne s’agit pas de dévaloriser la volonté et l’action, et de réduire la vie spirituelle à une pure passivité. D’ailleurs, les auteurs anciens mettaient en garde contre l’esprit de paresse qui conduit à négliger la prière, la lecture de l’Écriture, le jeûne, etc. Ce dont témoigne la prière de saint Éphrem, intégrée à la liturgie du Carême par les Églises de rite oriental : « Seigneur et maître de ma vie, éloigne de moi l’esprit de paresse… »
Et de fait, la vie de prière suppose un combat contre cet esprit qui peut revêtir les plumes du paon, tant il est facile de trouver des justifications honorables pour se dérober à cette mise en présence de Dieu. La prière requiert donc un vouloir être-là, une réelle détermination pour durer dans l’aridité, traverser le tourbillon des pensées et des angoisses, sans oublier cet effort continu pour se plier à une certaine régularité, comme nous l’avons précisé à maintes reprises.

Mais nous sommes invités à aller au-delà, sous peine de n’éprouver que fatigue, tension, et d’avoir l’impression de piétiner. Or la tentation est souvent grande d’abandonner à ce stade, alors que, précisément, il s’agit de s’abandonner soi-même pour laisser l’Esprit Saint prendre pleinement le relais. De fait, arrive un moment où il nous faut consentir à lâcher prise et à nous perdre de vue, nous et notre prière. « Si tu as conscience que tu pries », nous dit un père du désert, « c’est que tu ne pries pas encore vraiment. » Car la prière profonde est d’abord saisie, don gratuit de Dieu :« Tu ne connais pas Dieu grâce à ta justice, mais Dieu se donne à toi par pure bienveillance. Tu n’atteins pas Dieu par ta propre force, mais c’est Dieu qui, par son avènement, vient te prendre. » (2)

Alors, lorsque nous nous sentons comme bloqués dans notre prière, ou percevons douloureusement notre pauvreté, ne fuyons pas pour une autre activité. Laissons-nous purifier dans la confiance. Car cette expérience nous prépare à recevoir la consolation de l’Esprit et à y reconnaître le don du Dieu de miséricorde, que le Christ Jésus nous révèle en plénitude dans sa Pâque.


1 Romains 9,16.
2 Basile de Césarée, «Homélie sur l’humilité», cité par Dom André Louf, «L’Humilité», éd. Parole et Silence.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum