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Laisser le Christ naître en soi, n’est-ce pas rayonner de l’amour qu’il a pour les hommes ?

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Laisser le Christ naître en soi, n’est-ce pas rayonner de l’amour qu’il a pour les hommes ?

Message  Invité le Ven 24 Sep 2010 - 11:58

Naissance du Christ



Même si le Christ était né mille fois à Bethléem, tu restes perdu à jamais s’il n’est pas né en toi », nous dit Angelus Silesius (1). Qu’est-ce à dire, sinon que nous sommes invités à intérioriser les mystères de la vie du Christ pour que naisse en nous l’homme nouveau, créé à l’image et à la ressemblance de Dieu ?

De fait, si l’Incarnation est un événement historique relevant du passé, elle appartient également à notre présent. Rappelons-nous ce verset de Paul, évoquant pour ses correspondants les souffrances qu’il endure afin que le Christ soit « formé » en eux (2). Une réalité qui n’est pas réservée à une catégorie privilégiée de chrétiens, mais qui nous est offerte à tous. Car le propos de Dieu n’est-il pas de « communiquer au monde sa vie divine », de « se loger lui-même dans le monde en devenant homme » (3) ? Et cela par amour, pour nous faire partager sa vie de plénitude et de communion.

Mais quel lien tout cela a-t-il avec notre prière, le plus souvent balbutiante ? Maurice Zundel peut nous éclairer lorsqu’il nous suggère que Jésus « naît de la contemplation de Marie », qu’il « naît de ce vide qu’elle a fait en elle-même » (4). Car la prière n’est-elle pas, en dernier ressort, présence absolue au Seigneur, une présence vide de tout ce qui s’oppose à la vie de Dieu en nous ? Or, si cette réalité est de l’ordre du don, il nous appartient de nous y préparer. Regardons Marie qui gardait toutes les paroles de Dieu en son cœur, méditait les événements de l’histoire du salut à la lumière de sa propre vie, comme en témoigne le Magnificat où elle chante les merveilles du Seigneur et le renversement des valeurs instauré par la venue du Christ en notre chair.

Un mystère à contempler et à intérioriser que celui de l’Incarnation, plus particulièrement pendant le temps liturgique qui lui est consacré, mais aussi tout au long de l’année en lisant et méditant les évangiles, en faisant effort pour les comprendre, les mémoriser, les laisser éclairer toutes les dimensions de notre être. Ce qui suppose aussi d’être pleinement présent à notre vie, aux requêtes de notre culture, aux aspirations de notre humanité.

Rappelons-nous que de l’intensité de ces moments de prière contemplative et de disponibilité à l’Esprit, dépend aussi la qualité de notre présence à autrui. Car laisser le Christ naître en soi, n’est-ce pas rayonner de l’amour qu’il a pour les hommes ?

1 Angelus Silesius, XVIIe siècle, «L’errant chérubinique», Arfuyen.
2 Galates 4, 19.
3 Serge Boulgakof, «La Sagesse divine et la théanthropie», éd. Aubier-Montaigne.
4 Maurice Zundel, «Un autre regard sur l’homme», Le Sarment-Fayard.




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