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Message  jonathan le Lun 20 Déc 2010 - 10:46



Protéger la famille


Textes bibliques : Lire

Nous venons de fêter dans la joie la naissance du Christ et sa venue dans notre monde. Nous avons été nombreux à nous rassembler dans les églises la nuit et le jour de Noël. Cette fête a également donné lieu à des réveillons et des rencontres familiales. Des efforts très méritoires ont été réalisés pour que les plus pauvres soient associés à cette joie. Mais nous, chrétiens, nous ne voulons pas oublier que Celui qui est à l'origine de toutes ces festivités, c'est le Christ Sauveur. Vivre Noël, c'est accueillir Jésus qui vient et qui continue à venir. Il frappe à notre porte et il attend notre réponse et notre accueil. Y aura-t-il de la place pour lui dans notre vie ?

Au lendemain de Noël, notre regard se porte vers la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph. Cette fête a été instaurée voilà un siècle. Vers les années 1920, la pastorale s'inquiétait déjà de l'évolution de la famille. Il n'est pas question de gâcher notre joie de Noël, mais nous ne pouvons pas fermer les yeux devant toutes ces familles qui vivent des situations difficiles. C'est vraiment triste de voir des couples, des frères et sœurs qui ne peuvent plus vivre Noël ensemble. Heureusement, en cette période, nous sommes témoins de gestes de solidarité et d'accueil à l'égard de personnes seules. Des parents qui ont de l'amour à donner choisissent d'adopter un ou plusieurs enfants. Des parents se privent pour que leurs enfants puissent vivre heureux. Ils font tout pour les protéger et les aider à grandir.

Dans l'évangile de ce dimanche, nous voyons une famille unie et solidaire autour de l'enfant qu'il faut protéger à tout prix. En cette nuit, à Bethléem, elle dort du repos des justes. Mais à Jérusalem, le roi Hérode ne dort pas. Pour lui, c'est la nuit de la conspiration. Il ne veut pas de rival. Il a peur de ce nouveau roi qu'on vient de lui annoncer et il cherche à le faire périr. Le funeste projet d'Hérode ne verra pas le jour. C'est la prière du psaume 120 qui se réalise : "Le Seigneur te gardera de tout mal, il gardera ta vie." Cet appel à la Providence s'adresse aussi à chacun de nous et nous devons l'entendre. Mais la Providence ne supprime pas un effort personnel de notre part. Elle compte sur notre collaboration.

La folie meurtrière n'est pas du seul fait d'Hérode. Nous la retrouvons tout au long des siècles, en Europe et dans divers pays du monde. Dans tous les cas, les familles sont les premières victimes de la convoitise et des affrontements politiques. Comme Marie et Joseph, beaucoup doivent fuir à l'étranger s'ils veulent protéger leur vie et celle de leurs enfants. Et dans le pays qui les accueille, ils deviennent des exclus, des "sans papier". Mais à travers eux, c'est aussi le Christ qui est là. Tout ce que nous faisons pour le plus petit d'entre les siens, c'est à lui que nous le faisons. C'est sur notre amour pour ces petits que nous serons jugés.

Marie et Joseph font partie de ces petits et de ces pauvres. C'est à eux que Dieu a confié le trésor le plus inimaginable, son propre Fils bien-aimé, celui qui est de toute éternité le reflet de sa splendeur. Pour veiller sur un tel trésor, nous aurions pris des précautions, nous aurions engagé des gardes du corps ou installé des systèmes de surveillance. Mais Dieu ne fait rien de tout cela. Ce n'est pas dans ses habitudes. Il s'est confié à un homme et une femme pauvres et aux mains nues. Comme nous le dit saint Paul, la puissance de Dieu se déploie dans la faiblesse humaine.

Tout au long de son ministère, c'est ainsi que le Christ agira. Il choisira des hommes encore plus pauvres et plus fragiles, capables de le trahir. C'est à eux qu'il confiera l'annonce de la bonne nouvelle. Et aujourd'hui encore, il confie à des hommes et des femmes fragiles ces trésors que sont les enfants. Alors comment ne pas penser à tous ceux dont la vie est menacée, ceux qui sont victimes des guerres, et de la famine, ceux qui sont victimes des violences et de la maltraitance, ceux qui sont menacés par le manque de soins, manque d'amour et d'affection. En nous révélant la grandeur et la fragilité de l'enfant Jésus, Noël nous invite à nous soucier de chaque enfant. Nous sommes appelés à tout faire pour que chacun puisse grandir sans danger et s'épanouir dans la joie. A travers tous ces enfants qui subissent toutes sortes d'épreuves douloureuses, c'est le Christ qui attend notre amour. Il est toujours du côté des petits, des pauvres et des exclus.

Voilà cette famille de Jésus, Marie et Joseph ; mais plus tard, le Christ nous révèlera qu'il fait partie d'une autre Famille, celle de Dieu Père, Fils et Saint Esprit. Sa mission sera de ramener tous les hommes vers le Père. Au jour de notre baptême, nous avons été introduits dans cette Famille de Dieu. Nous avons été immergés dans cet océan d'amour qui est en lui. Et nous sommes invités à marcher tous les jours vers ce monde nouveau que Jésus appelle le Royaume de Dieu. Tout cela vient nous rappeler que la fête de la Sainte Famille c'est aussi la nôtre car nous en faisons tous partie.

Merci Seigneur pour l'exemple que nous donne ta Famille terrestre. Que nos familles vivent, comme elle, dans un abandon filial en ta Providence. Tu es le Dieu qui se met à genoux devant nous. Aide-nous à t'accueillir pleinement, comme Joseph et Marie et à te donner la première place dans notre vie. Amen

D'après diverses sources

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Re: La Sainte Famille

Message  maryline le Lun 20 Déc 2010 - 17:12



Sainte-famille


L'ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple : Aujourd'hui vous est né un
Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur. Et voilàle signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. »

(Luc 2, 10-12)


Marie, quand l’ange vint chez toi
Pour t’annoncer la naissance de Jésus

Tu as dit Oui sans te poser de questions.
Ce Oui, tu l’as prononcé sans doute,
Sans crainte, sans hésitation.
Et Notre Dieu a pris chair
s’abaissant au point de naître dans une étable.
Marie, apprends nous à dire Oui
Avec confiance, aux projets de Dieu pour nous !
Donne nous ton audace et ta disponibilité,
Pour que nos doutes se dissipent,
Pour que notre vie soit un « fiat »,
« Je suis la servante du Seigneur,
qu’il me soit fait selon ta parole ».

Joseph, époux de Marie et serviteur fidèle,
Tu as médité dans ton cœur la venue du Sauveur
Et après que l’ange t’apparut, tu as pris Marie chez toi,
Acceptant ce mystère si grand qui vous dépassait tous deux.
Toi aussi, Joseph, tu as dit Oui ! dans la discrétion, sans bruit.
Donne nous cette disponibilité du cœur,
Pour accueillir les imprévus de Dieu.
Donne nous ta simplicité, ta discrétion,
Pour que toutes nos actions soient guidées par l’Esprit
Dans la plus grande humilité
Sûrs que ce qui est bon vient de Dieu !

Et toi, Jésus, Tu es venu épouser notre condition d’homme,
Tu t’es fait tout proche….
Et ta venue parle à tous les blessés,
les sans voix, les petits de ce monde.

Car toi-même tu t’es abaissé, et tu as relevé ceux qui étaient perdus !
Ne revendiquant jamais ta condition de fils de Dieu !
Mais annonçant la Joie du Royaume !
Et la Paix qui vient de Lui !
Jésus, apprends nous à être petit,
Et à être porteur de Bonne nouvelle !
Pour que notre vie soit guidée par Toi,
Et que, par ce que nous sommes, les autres
Reconnaissent à travers nous la Tendresse
Et l’ AMOUR du Père….
Marie, Joseph et Jésus, Soyez nos guides dans la foi !



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Prière à la Sainte Famille

Message  alice le Lun 20 Déc 2010 - 18:10

O Jésus très aimant, qui,
par vos ineffables vertus
et exemples de vie domestique,
avez consacré la Famille choisie
pour vous sur la terre,
jetez un regard de miséricorde
sur notre famille, qui,
prosternée à vox pieds,
vous supplie de lui être propice.

Souvenez-vous que cette maison
vous appartient, comme
s'étant vouée et consacrée à vous
pour vous honorer d'un culte particulier.
Protégez-la dans votre bonté,
délivrez-la des périls,
venez à son aide dans les nécessités,
accordez-lui la force de persévérer
toujours dans l'imitation de votre sainte Famille,
afin que, fidèlement attachée à votre amour
tout le temps de sa vie mortelle,
elle puisse enfin chanter
vos éternelles louanges dans les cieux.

O Marie, très douce Mère,
nous implorons votre protection,
bien persuadés que votre divin
et unique Fils exaucera vos prières.

Et vous aussi,
très glorieux Patriarche saint Joseph,
accordez-nous l'appui de votre puissant patronage,
et remettez nos voeux entre les mains de Marie,
afin qu'elle les présente à Jésus-Christ.

Jésus, Marie, Joseph,
éclairez-nous,
secourez-nous,
sauvez-nous.


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Re: La Sainte Famille

Message  alice le Mer 22 Déc 2010 - 11:52

St Etienne, premier martyr (Ier s.)
Livre de l'Ecclésiastique 3,2-6.12-14.

Le Seigneur glorifie le père dans ses enfants, il renforce l'autorité de la mère sur ses fils.
Celui qui honore son père obtient le pardon de ses fautes,
celui qui glorifie sa mère est comme celui qui amasse un trésor.
Celui qui honore son père aura de la joie dans ses enfants, au jour de sa prière il sera exaucé.
Celui qui glorifie son père verra de longs jours, celui qui obéit au Seigneur donne du réconfort à sa mère.
Mon fils, soutiens ton père dans sa vieillesse, ne le chagrine pas pendant sa vie.
Même si son esprit l'abandonne, sois indulgent, ne le méprise pas, toi qui es en pleine force.
Car ta miséricorde envers ton père ne sera pas oubliée, et elle relèvera ta maison si elle est ruinée par le péché.

Psaume 128(127),1-2.3.4-5.

Heureux qui craint le Seigneur et marche selon ses voies !
Tu te nourriras du travail de tes mains : Heureux es-tu ! A toi, le bonheur !
Ta femme sera dans ta maison comme une vigne généreuse, et tes fils, autour de la table, comme des plants d'olivier.
Voilà comment sera béni l'homme qui craint le Seigneur.
De Sion, que le Seigneur te bénisse ! Tu verras le bonheur de Jérusalem tous les jours de ta vie,

Lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens 3,12-21.


Frères, puisque vous avez été choisis par Dieu, que vous êtes ses fidèles et ses bien-aimés, revêtez votre cœur de tendresse et de bonté, d’humilité, de douceur, et de patience.
Supportez-vous mutuellement, et pardonnez si vous avez des reproches à vous faire. Agissez comme le Seigneur : il vous a pardonné, faites de même.
Par-dessus tout cela, qu'il y ait l'amour : c'est lui qui fait l'unité dans la perfection.
Et que, dans vos cœurs, règne la paix du Christ à laquelle vous avez été appelés pour former en lui un seul corps. Vivez dans l'action de grâce.
Que la parole du Christ habite en vous dans toute sa richesse ; instruisez-vous et reprenez-vous les uns les autres avec une vraie sagesse ; par des psaumes, des hymnes et de libres louanges, chantez à Dieu, dans vos cœurs, votre reconnaissance.
Et tout ce que vous dites, tout ce que vous faites, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus Christ, en offrant par lui votre action de grâce à Dieu le Père.
Vous les femmes, soyez soumises à votre mari ; dans le Seigneur, c'est ce qui convient.
Et vous les hommes, aimez votre femme, ne soyez pas désagréables avec elle.
Vous les enfants, en toutes choses écoutez vos parents ; dans le Seigneur, c'est cela qui est beau.
Et vous les parents, n'exaspérez pas vos enfants ; vous risqueriez de les décourager.


COMMENTAIRE DU JOUR
Saint Alphonse-Marie de Liguori (1696-1787), évêque et docteur de l'Église
Méditations pour l'Octave de l'Épiphanie, n° 3 (trad. Noël, Éds. Saint-Paul 1993, p. 309)

« Ceux qui en voulaient à la vie de l'enfant »

Un ange apparut en songe à saint Joseph et l'avertit qu'Hérode recherchait l'Enfant Jésus, pour lui ôter la vie : « Lève-toi, lui dit-il, prends l'enfant et sa mère et fuis en Égypte ». Jésus, à peine né, est donc persécuté à mort... Joseph obéit à la voix de l'ange sans délai ; il avertit sa sainte épouse. Il prend les quelques outils qu'il pouvait porter, afin de pouvoir exercer son métier en Égypte et d'avoir de quoi soutenir sa pauvre famille. Marie, de son côté, réunit en un petit paquet les langes nécessaires à son divin enfant ; puis, s'approchant du berceau où il reposait, elle se jette à genoux, baise les pieds de son fils chéri, et, au milieu de ses larmes de tendresse, lui dit : « Ô mon fils et mon Dieu, tu es venu au monde pour sauver les hommes ; à peine es-tu né que les hommes te cherchent pour te faire mourir ! » Elle le prend alors dans ses bras, et, tandis qu'ils continuent de pleurer, les deux saints époux ferment la porte et se mettent en route durant la nuit...

Mon bien-aimé Jésus, tu es le roi du ciel, et je te vois maintenant errer en fugitif sous les traits d'un enfant. Qui cherches-tu ? Dis-le-moi. Je suis ému de compassion à la vue de ta pauvreté et ton abaissement ; mais ce qui m'afflige plus profondément, c'est la noire ingratitude avec laquelle je te vois traité par ceux-là même que tu es venu sauver. Tu pleures, et moi aussi je pleure d'avoir été l'un de ceux qui t'ont méprisé et persécuté ; mais sache que maintenant je préfère ta grâce à tous les royaumes du monde.

Pardonne-moi tous les outrages que je t'ai faits ; dans le voyage de cette vie à l'éternité, permets-moi de te porter dans mon cœur, à l'exemple de Marie qui t'a porté dans ses bras pendant la fuite en Égypte. Mon bien-aimé Rédempteur, je t'ai souvent banni de mon âme, mais j'ai confiance maintenant que tu en as repris possession. Je t'en supplie : attache-la étroitement à toi par les douces chaînes de ton amour.


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dimanche 26 décembre :La Sainte Famille

Message  alice le Dim 26 Déc 2010 - 8:42



La Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph
Fête
L'Église a jugé qu'il pouvait être opportun d'inviter les générations de notre temps à considérer aujourd'hui les relations mutuelles de Jésus, de Marie et de Joseph, pour recueillir les leçons qu'elles comportent et profiter des secours si efficaces qu'offre leur exemple.
Un même évangile assigné dans le Missel au Dimanche dans l'Octave de l'Épiphanie comme à la fête récente de la sainte Famille, n'a pas été sans influence, on peut le supposer, sur le choix de la place qu'occupe désormais au calendrier la solennité nouvelle. Celle-ci d'ailleurs ne détourne pas entièrement notre pensée des mystères de Noël et de l'Epiphanie : la dévotion à la sainte Famille n'est-elle pas née à Bethléhem, où Marie et Joseph reçu­rent, après Jésus, les hommages des bergers et des mages ?
Et si l'objet de la présente fête dépasse les premiers moments de l'existence terrestre du Sauveur et s'étend aux trente années de sa vie cachée, ne trouve-t-on pas déjà à la crèche certains de ses aspects les plus touchants ?
Jésus, dans la faiblesse volontaire où le place son état d'enfance, s'abandonne à ceux que les desseins de son Père ont commis à sa garde ; Marie et Joseph exercent, dans une humble adoration à l'égard de celui-là même dont ils tiennent leur autorité, tous les devoirs que leur impose leur mission sacrée.
Plus tard l'Évangile, parlant de la vie de Jésus entre Marie et Joseph à Nazareth, la décrira par ces seuls mots : « Et il leur était soumis. Et sa mère conservait dans son cœur toutes ces choses, et Jésus croissait en sagesse, en âge et en grâce devant Dieu et devant les hommes. » (Luc. 2, 51-52). Si bref que soit à cet endroit le texte sacré, c'est une lumineuse vision d'ordre et de paix, dans l'autorité, la soumission, la dépendance, les égards mutuels qu'il dé­couvre à nos regards.
La sainte maison de Nazareth s'offre à nous comme le modèle parfait du foyer chrétien. Là, Joseph commande avec calme et sérénité, car il a conscience, en agissant ainsi, de faire la volonté de Dieu et de parler en son nom. Il sait qu'à l'égard de sa virginale épouse et de son divin Fils il est le moindre ; et pourtant son humilité lui fait accepter, sans crainte ni trouble, le rôle qui lui a été départi par Dieu d'être le chef de la sainte Famille, et comme un bon supérieur, il ne songe à faire usage de son autorité qu'afin de remplir plus complètement l'office de serviteur, de sujet, d'instrument.
Marie, ainsi qu'il convient à la femme, demeure modestement soumise à Jo­seph ; et à son tour, adorant celui à qui elle commande, elle donne sans hésiter ses ordres à Jésus dans les mille occa­sions que présente la vie de famille, l'appelant, réclamant son aide, lui imposant telle ou telle occupation, comme une mère le fait à son enfant.
Et Jésus accepte humblement cette suggestion : il se montre attentif aux moindres désirs de ses parents, docile à leurs moindres ordres. Dans tous les détails de la vie ordinaire, lui, plus habile, plus sage, plus saint que Marie et Joseph, et bien que tout honneur lui soit dû, il leur est soumis, et il le sera jusqu'aux jours de sa vie publique, car telles sont les conditions de l'humanité qu'il a revêtue et tel est le bon plaisir de son Père. « Oui, s'écrie saint Bernard, transporté d'enthousiasme devant un spectacle aussi sublime, le Dieu à qui les Anges sont sou­mis, à qui les Principautés et les Puissances obéissent, était soumis à Marie ; et non seulement à Marie, mais encore à Joseph à cause de Marie ! Admirez donc l'un et l'autre, et voyez ce qui vous paraît plus admirable, de la très gra­cieuse condescendance du Fils ou de la très glorieuse di­gnité de sa Mère. Des deux côtés, sujet d'étonnement ; des deux côtés, miracle. Qu'un Dieu obéisse à une créature humaine, voilà une humilité sans exemple ; et qu'une créa­ture humaine commande à un Dieu, voilà une sublimité sans égale[1]. »
Salutaire leçon que celle qui nous est présentée ici ! Dieu veut qu'on obéisse et qu'on commande selon le rôle et les fonctions de chacun, non selon le rang des mérites et de la vertu. A Nazareth, l'ordre de l'autorité et de la dépendance n'est pas le même que celui de la perfection et de la sainteté. Ainsi en est-il fréquemment dans toute société hu­maine et dans l'Église même : si le supérieur doit parfois respecter dans l'inférieur une vertu plus haute que la sienne, l'inférieur a toujours le devoir de respecter dans le supérieur une autorité dérivée de l'autorité même de Dieu.
La sainte Famille vivait du travail de ses mains. La prière en commun, les saints entretiens par lesquels Jésus se plaisait à former et à élever de façon croissante les âmes de Marie et de Joseph, n'avaient qu'un temps, et devaient cesser devant la nécessité de pourvoir aux exigences de l'existence quotidienne. Pauvreté et travail sont de trop grands moyens de sanctification pour que Dieu n'ait pas voulu les imposer au petit groupe béni de Nazareth.
Joseph exerçait donc assidûment son métier de charpentier, et Jésus, dès qu'il sera en âge de le faire, partagera son labeur. Au II° siècle, la tradition gardait encore le souvenir des jougs et des charrues fabriqués par ses mains divines[2].
Pendant ce temps Marie remplissait tous ses devoirs de maîtresse d'une humble maison. Elle préparait les repas que Joseph et Jésus devaient trouver après leur travail, veillait à l'ordre et à la propreté du logis, et sans doute, suivant la coutume d'alors, elle faisait elle-même en grande partie ses propres vêtements et ceux de la famille, ou bien exécutait pour le dehors certains travaux dont le salaire servirait à augmenter le bien-être de tous.
Ainsi, par sa vie obscure et active dans l'atelier de Joseph, Jésus a élevé et ennobli le travail manuel qui est le lot du plus grand nom­bre des hommes. En prenant pour lui et ses parents la situation de simple artisan, il a merveilleusement grandi et sanctifié la condition des classes laborieuses, qui peuvent venir chercher désormais, près de si augustes exemples, en même temps qu'un encouragement à la pratique des plus nobles vertus, un motif constant de contentement et de bonheur[3].
Telle nous apparaît la sainte Famille sous l'humble toit de Nazareth, véritable modèle de cette vie domestique avec ses relations mutuelles de charité et ses beautés ineffables, qui est la sphère d'action de millions de fidèles dans tout l'univers ; où le mari gouverne comme le faisait Joseph, tandis que la femme obéit comme le faisait Marie ; où les parents sont attentifs à l'éducation des enfants, et où ceux-ci tiennent la place de Jésus par leur obéissance, leur progrès, la joie et la lumière qu'ils répandent autour d'eux. Suivant l'expression d'un pieux auteur que nous nous plaisons à citer ici, par les grâces qui chaque jour et à chaque instant sont versées du ciel sur lui, par la multitude des vertus qu'il met en action, enfin par le bonheur dont il est l'écrin, le foyer chrétien est « comme le vestibule du Paradis[4] ».
Aussi ne faut-il pas s'étonner s'il est l'objet des continuelles attaques des ennemis du genre humain ; et si ceux-ci remportent parfois des triomphes plus signalés sur le royaume fondé ici-bas par Notre-Seigneur, « c'est lorsqu'ils réussissent à souiller le mariage, à détruire l'autorité des parents, à refroidir les affections et les devoirs qui lient l'enfant à son père et à sa mère. Aucune invasion de hordes barbares, s'avançant à travers une contrée florissante et la ravageant par le fer et le feu, n'est aussi odieuse aux regards du ciel qu'une loi qui sanctionne la dissolution du lien matrimonial, ou qui arrache les enfants à la garde et à la direction de leurs parents. Dans tout l'univers, par la miséricorde de Dieu, la famille chrétienne a été établie et défendue par l'Église, comme sa plus belle création et son plus grand bienfait envers la société. Or la lumière, la paix, la pureté et le bonheur du foyer chrétien, tout cela est dérivé de la vie menée par Jésus, Marie et Joseph, dans la sainte maison de Nazareth. »
Le culte de la sainte Famille se développa particulière­ment au XVIIe siècle, sous la forme de pieuses associations ayant pour fin la sanctification des familles chrétiennes sur le modèle de celle du Verbe incarné. Cette dévotion, introduite au Canada par les Pères de la Compagnie de Jésus, ne tarda pas à s'y propager rapidement. Deux siècles plus tard, devant les manifestations croissantes de la piété des fidèles à l'égard du mystère de Nazareth, le pape Léon XIII, par le Bref « Neminem fugit » du 14 juin 1892, établissait à Rome l'association de la Sainte Famille, dans le but d'unifier toutes les confréries instituées sous le même vocable. L'année suivante, le même Souverain Pontife décrétait que la fête de la Sainte Famille serait célébrée le troisième Dimanche après l'Epiphanie partout où elle était concédée, et la dotait d'une messe nouvelle et d'un office dont lui-même avait voulu composer les hymnes. Enfin Pie XI, en 1921, rendait cette fête obligatoire dans toute l'Église.
--------------------------------------------------------------------------------
[1]Homilia 1 supra Missus est.[2]S. Justin, Dialogus cum Tryphone, 88.
[3]Léon XIII, Bref Neminem fugit du 14 juin 1892. [4]Coleridge. La vie de notre vie ou Histoire de Notre-Seigneur Jésus-­Christ, III, ch. 16.

Extrait de l'Année Liturgique de Dom Guéranger (restaurateur de l'ordre des Bénédictains en France, au XXème siècle), T. II, Le temps après Noël

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Re: La Sainte Famille

Message  maryline le Dim 26 Déc 2010 - 13:19


Tu as voulu, Seigneur, que la Sainte Famille nous soit donnée en
exemple ; accorde-nous la grâce de pratiquer, comme elle, les vertus
familiales et d’être unis par les liens de ton amour, avant de nous
retrouver pour l’éternité dans la joie de ta maison
.

La sainte famille. C’est dans la Sainte famille que les promesses de Noël commencent à s’accomplir.

Cette fête de la Sainte Famille est éclairée par la lumière de l’incarnation que nous venons de fêter et, dans le même temps, elle nous permet de mieux en approfondir la signification. Le Verbe s’est fait chair et a habité parmi nous. Et pour que cela fût vérité et pas seulement apparence, il fallait qu’il naquît comme descendant de David,
car ce Fils de Dieu devait être Fils de l’homme, le Messie annoncé par les prophètes.


Certes, la famille immédiate de Jésus, ce sont Marie et Joseph, mais eux-mêmes sont les ultimes maillons d’une généalogie qui unit les générations vivant de l’espérance du salut. Même si, à la crèche, nous ne voyons que Jésus, Marie et Joseph, les bergers et les
mages, plus l’âne et le boeuf selon un apocryphe, auxquels d’aucuns veulent ajouter encore le mouton, il est clair que ce sont les hommes et les femmes de tous les temps et de tous les lieux qui sont le véritable entourage de Jésus : la famille humaine dans son ensemble, incluant les enfants qui n’ont pas encore vu le jour, les personnes en fin de vie, ceux qui souffrent d’un handicap.



Toute cette humanité est convoquée par l’amour de Dieu à recevoir de cet Enfant bien-aimé du Père le salut et la sublime dignité de la filiation divine.



  • En toute chose, il faut une demande et une libre réponse. Dieu a demandé à Marie d'être la mère de son Fils, et elle a répondu « Fiat, qu'il me soit fait selon ta parole », Jésus est né, l'Incarnation s'est accomplie. A Joseph, il a demandé de lui remettre tout son plan de vie, tous ses projets afin d'être disponible pour protéger son fils et sa mère, ainsi, la sainte Famille est-elle née. Nous la fêtons aujourd'hui, nous la célébrons même, comme la première cellule d'Église, pétrie de toutes les qualités de Dieu, où la foi, l'espérance, l'amour, le respect, l'humilité, la confiance, la chasteté, la pauvreté de cœur, fleurissent magnifiquement. Dieu demande à Joseph de partir en Égypte, « dans la nuit, il prit l'enfant et sa mère, et se retira en
    Égypte. »
  • Puis,à la nouvelle demande de Dieu, « Joseph se leva, prit l'enfant et sa mère, et rentra au pays d'Israël » prenant encore conseil de l'ange pour décider dans quelle ville il convenait de s'établir. Prenons modèle de la parfaite humilité et obéissance de la Sainte Famille, pour conduire nos heures difficiles !
    Alléluia. Vraiment, tu es un Dieu caché, Dieu parmi les hommes, Jésus Sauveur ! Alléluia. (cf. Is 45, 15)



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Re: La Sainte Famille

Message  Invité le Dim 26 Déc 2010 - 15:53







Un cadeau de Noël
(Paroisse d'Orange)

La paix soit avec vous,la douce paix sur terre,
Loin des horreurs,des peurs et des deuils de la guerre,
Cela,je veux le croire;et j'en ferai Seigneur,
La règle de ma vie et la joie de mon coeur.
Mais la paix la plus vraie,tout au fond de mon être,
Puis-je arriver toute seule à jamais la connaitre?
Pourrais-je pardonner vrraiment la cruauté,
Mourir sans épouvante,aimer la pauvreté?
Il me faudrait ,Seigneur,un peu de votre grâce
Pour que je puisse enfin,franchissant cet espace,
Le dire d'un coeur pur,sans nulle réticence:

"LA PAIX soit avec vous"-L a paix de ll'innocence.

Jacqueline de Romilly


Académicienne récemment décédée.






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Re: La Sainte Famille

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