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Homélie du mercredi des cendres

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Homélie du mercredi des cendres

Message  jonathan le Dim 6 Mar 2011 - 18:26


Mercredi des Cendres (9 mars 2011)


Textes bibliques : Lire


En ce jour du mercredi des Cendres, nous entrons dans le temps du Carême. Avant toute chose, nous devons nous demander ce qu'est le Carême. Si nous cherchons dans le dictionnaire, nous lisons que c'est un temps de pénitence. Il associe ce mot aux expressions "face de carême… visage pale, triste, maussade". Beaucoup de chrétiens ne voient cette période que sous son aspect négatif. On y parle beaucoup de renoncements et d'efforts (même si on n'en fait aucun). Un jour, j'ai demandé à des enfants s'ils savaient ce qu'est le carême. Quelqu'un m'a répondu : "On ne mange pas de viande." Un autre a ajouté : "On ne mange pas de bonbons." L'an dernier, un animateur de radio a cru bon de dire que le Carême est "tombé en désuétude".


Et pourtant, ils sont de plus en plus nombreux ceux et celles qui veulent redonner à cette période toute sa valeur. Beaucoup sont abonnés à la "Retraite dans la Ville" sur Internet. D'autres se sont procuré des livrets qui les guideront tout au long de ces quarante jours. Et dans les paroisses, des efforts sont faits pour rendre le carême plus visible. Il ne tient qu'à nous de tout faire pour qu'il ne tombe pas en désuétude. Même si nous sommes très pris par nos diverses occupations, nous ferons tout pour remettre le Seigneur au centre de notre vie. Il compte sur chacun de nous pour donner au monde le témoignage de notre foi, de notre espérance et de notre amour.


C'est vrai que parmi les pratiques religieuses du carême, l'aumône, le jeûne et la prière tiennent une place de la plus haute importance. Mais si nous jeûnons, ce n'est pas pour le plaisir de nous imposer des mortifications. L'essentiel est ailleurs. Si Jésus nous demande de tout laisser pour le suivre, c'est parce qu'il a beaucoup mieux à nous proposer. C'est un peu comme pour celui qui veut construire une maison. Il prendra soin d'éviter toutes les dépenses inutiles, sinon il n'y arrivera pas. Ce bien supérieur qui nous est proposé, c'est Dieu, c'est son amour, son Royaume. Voilà le vrai but de notre vie. Et il importe que nous nous libérions de tout ce qui pourrait faire obstacle à notre marche à la suite du Christ.


Si nous jeûnons, c'est aussi pour partager avec ceux qui ont faim. Ils sont de plus en plus nombreux ceux et celles qui ne vivent qu'avec deux ou trois euros par jour, même chez nous en France. Chaque année, le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement nous sensibilise à la situation dramatique de ces populations. Il ne s'agit pas de leur donner de la nourriture ou de l'argent mais de les soutenir et les accompagner dans un projet de reconstruction et de développement. C'est ainsi que nous les aiderons à sortir de la misère. C'est à nos gestes de partage et de solidarité que nous serons reconnus comme disciples du Christ. Rappelons-nous : Tout ce que nous aurons fait au plus petit d'entre les siens, c'est aussi à lui que nous l'aurons fait.


Ceci dit, l'Evangile nous met en garde contre certaines dérives. L'aumône, la prière et le jeûne, c'est important ; c'est même nécessaire. Mais le Christ nous avertit : "Si vous voulez agir comme des justes, évitez d'agir devant les hommes pour vous faire remarquer." Nous vivons dans un monde de performance et de compétition. Ce sont les meilleurs qui sont mis en avant. Ils cherchent à obtenir la gloire qui vient des hommes. Cette gloire, ce n'est que du vent. Cela ne sert à rien de courir après les honneurs. L'essentiel est ailleurs. Dieu voit ce que nous faisons dans le secret. Il nous le revaudra. Nos pratiques religieuses doivent refléter une sincérité intérieure. Jésus nous invite à tout faire non pour nous-mêmes ou pour notre image mais seulement pour Dieu. Sincérité, discrétion et humilité nous ouvrent à la grâce surabondante de notre Père qui nous le revaudra.


Un dernier point : Jésus s'adresse à des disciples réunis autour de lui sur la montagne. Cette montagne c'est le lieu symbolique de la présence de Dieu. C'est là qu'il nous appelle à le rejoindre pour accueillir sa Parole. Tout au long du Carême, nous entendrons des appels à revenir vers lui de tout notre cœur et à accueillir son amour, un amour qui dépasse tout ce que nous pouvons imaginer. Le Christ ne cesse de nous faire comprendre que nous sommes son seul souci. Alors, ne restons pas à mi-chemin de lui. Tournons-nous vers celui qui veut nous associer à sa victoire sur la mort et le péché. Que cette promesse nourrisse notre espérance et notre amour.


Oui, Seigneur, donne-nous de savoir désencombrer nos cœurs et nos vies pour être capables de t'accueillir, toi qui n'as jamais cessé de nous aimer. Amen


D'après diverses sources




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Re: Homélie du mercredi des cendres

Message  maryline le Lun 7 Mar 2011 - 10:26




Le
Mercredi des Cendres marque le début de ce temps du carême. Il est
caractérisé ; comme le dit son nom, par l’imposition des cendres sur la
tête de chaque chrétien.

La cendre est le fruit du feu qui brûle
elle renferme le symbole de la purification, elle constitue un rappel
de la condition de notre corps qui, après la mort, se décompose et
devient poussière. Oui, tout comme un arbre luxuriant, une fois abattu
et brûlé, devient cendre, ainsi se décompose notre corps retourné à la
terre ; mais cette cendre est destinée à la résurrection.

Cette symbolique riche de la cendre, l'Ancien Testament la connaît déjà, tout comme la prière juive : se couvrir la tête de cendres est un signe de pénitence, de volonté de changement à travers l'épreuve, à
travers le creuset, le feu purificateur. Certes, ce n'est qu'un signe,
qui demande à signifier un événement spirituel authentique vécu dans le
quotidien du croyant ; la conversion et la repentance d'un cœur contrit.
Mais - précisément pour sa qualité de signe, de geste -, s'il est vécu
avec conviction et dans l'invocation de l'Esprit, il peut s'imprimer
dans le corps, dans le cœur et dans l'esprit du chrétien, en favorisant
ainsi l'événement de la conversion.

Autrefois, au cours du rite
de l'imposition des cendres, on rappelait avant tout au chrétien sa
condition d'homme tiré de la terre et retournant à la terre, selon la
parole du Seigneur à Adam pécheur (cf.Gn3,19). Aujourd'hui, le rite
s'est enrichi de significations ; les mots accompagnant ce geste peuvent
en effet être aussi ceux de l'invitation faite par Jean-Baptiste et par
Jésus lui- même au début de leur prédication : « Convertissez-vous et croyez à l'Evangile... »


Recevoir les cendres, c'est prendre conscience que le feu de l'amour de Dieu consume nos péchés : consumés
par la miséricorde de Dieu, ils sont de peu de poids. Regarder ces
cendres, c'est confirmer notre foi pascale: nous serons cendre, mais
destinée à la résurrection. Oui, dans notre Pâque, notre chair
ressuscitera et la miséricorde de Dieu, comme un feu, consumera dans la
mort nos péchés.


En vivant le Mercredi des Cendres, les
chrétiens ne font rien d'autre que réaffirmer leur foi - être
réconciliés avec Dieu en Christ -leur espérance - être un jour
ressuscités avec le Christ pour la vie éternelle - et leur vocation à la
charité qui n'aura jamais de fin.

Le jour des Cendres est annonce de notre Pâque, pour chacun de nous.




Mercredi des Cendres from Anne-Lucie Vion on Vimeo.





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Re: Homélie du mercredi des cendres

Message  maryline le Mar 8 Mar 2011 - 17:58

«Ton Père voit ce que tu fais en secret : il te le revaudra»



Le carême en tant que période intense de préparation à la grande fête de Pâques remonte au 4e siècle. Il visait alors un double objectif :

  • préparer les nouveaux chrétiens à recevoir le baptême pendant la nuit pascale;

  • et permettre aux autres chrétiens de renouveler les promesses de leur baptême.


À partir du 8e siècle, les cendres ont été introduites comme signe de pénitence publique. C’est un symbole qui nous vient de l’Ancien Testament. Au tout début du carême, les chrétiens se reconnaissaient pécheurs en «recevant les cendres» et «ils étaient symboliquement expulsés de l’église». Ce geste reprenait, dans un certain sens, celui de Dieu qui chassait Adam et Ève du paradis, après leur refus d’une alliance avec lui. (Genèse 3). Ces mêmes chrétiens seront «réintégrés à la communauté chrétienne» après une période de prière, de jeûne, de partage et de conversion.

Ce n’est que plus tard, au Moyen Âge, que l’imposition des cendres a pris un sens différent : celui de la fragilité humaine et de la brièveté de la vie : «Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière». Ce symbole était alors lié à la mort et à la tombe. C’est habituellement le sens que nous retenons aujourd’hui. Le sens initial de la pénitence et de l’expiation pour le péché, développé au 8e siècle, reste valide encore aujourd’hui. «L’homme et la femme poussière» sont l’image de l’être humain qui s’éloigne de Dieu, qui refuse le dialogue et qui marche sur la route de la mort.

«L’être humain poussière» est celui ou celle qui s’oppose à Dieu et qui lui tourne le dos, comme Adam et Ève et comme l’enfant prodigue. Cependant, dans cet itinéraire dramatique d’éloignement, il existe toujours la possibilité du retour à nos origines. Nous sommes donc invités à revenir vers Dieu qui nous ouvre les bras. Nous sommes invités à fonder notre vie quotidienne sur les trois piliers de la spiritualité juive : la prière, le jeûne et l’aumône.





La prière. Les Juifs du temps de Jésus
priaient trois fois par jour : à 9h, à midi et à 15h. Plusieurs le font
encore aujourd’hui. La prière faisait parti de l’activité quotidienne.
Elle permettait d’être en contact régulier avec Dieu et de découvrir sa
volonté. Le carême nous invite à redécouvrir cette habitude à travers
les heures de la journée.

Le jeûne. Comme la prière, le jeûne tient une
place de choix dans toute spiritualité, non pas pour nous faire perdre
quelques kilos, mais pour nous libérer de l’instinct de posséder et
d’accumuler inutilement, pour nous rappeler que nus nous sommes venus au
monde et nus nous le quitterons. Nous ne pourrons prendre avec nous
dans la tombe aucune de ces richesses accumulées avec tant d’effort.

L'aumône. Troisième pilier de la spiritualité
juive, l’aumône est une façon d’imiter la générosité de Dieu,
particulièrement envers les plus démunis. Comme le dit S. Matthieu dans
son évangile, nous serons jugés sur le partage de nos biens, de notre
temps, de nos talents : «J’avais faim, vous m’avez donné à
manger..., j’étais nu, vous m’avez vêtu…, j’étais malade et en prison,
vous êtes venus me visiter…»
Nous sommes invités à partager non seulement notre argent mais aussi ce que nous avons de plus précieux :
l’amour, la compassion, la compréhension et le pardon. Dans la Bible, l’aumône est toujours étroitement reliée au jeûne :
«le jeûne que le Seigneur préfère, c’est partager son pain avec l’affamé, aider ceux qui sont dans la misère, vêtir ceux qui n’ont pas de vêtements.»
(Isaïe 58, 7)




La période du carême est un temps idéal pour alimenter notre foi à la source de ces trois piliers de la spiritualité : la prière, le jeûne et l’aumône.

Dans l’histoire de l’Église, le carême a toujours été présenté comme un nouveau printemps, comme un temps de renouvellement. Ce n’est pas une période de tristesse mais de joie profonde de nous savoir accueilli, pardonné et aimé de Dieu. Le carême nous redonne l’espérance qui parfois semble étouffée par les maladies, les malchances et les
malheurs de toutes sortes. Nous sommes invités à redécouvrir Dieu dans nos vies.
Le carême, c’est le printemps de Dieu.



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