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Route de Pâques "Mardi 15 mars - «Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim» (5:49) "

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Route de Pâques "Mardi 15 mars - «Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim» (5:49) "

Message  Invité le Mar 15 Mar 2011 - 14:14



Mardi 15 mars - La foi du Fils de l'homme
«Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim»

Dieu a pris le chemin de l’homme. Reprendre sa création pour la conduire à son accomplissement, c’est-à-dire à la pleine réconciliation, c’était passer par tous les chemins par lesquels passe l’homme : la peur, la fatigue, l’angoisse, la douleur, la faim, rien n’est resté étranger à Dieu dans la personne de son Fils. Il n’a pas triché avec la condition humaine. Il fallait qu’il soit «en tout semblable à ses frères», dit la lettre aux Hébreux (2,17) dont nous méditons aujourd’hui deux passages. Les Pères l’ont toujours souligné : ce qui n’est pas assumé n’est pas sauvé. «Car le sanctificateur et les sanctifiés ont tous même origine» (Hébreux 2,11). Si le Christ n’avait pas ouvert la voie, nous ne saurions pas vraiment, pas totalement, ce que c’est que croire. Sans doute saurions-nous ce qu’est un acte de foi, peut-être même serions-nous capables de réciter un «credo», mais nous ne connaîtrions pas la véritable profondeur de la foi qui ne se révèle en plénitude que dans l’être de Jésus. Aujourd’hui, une invitation nous est adressée : rejeter l’incrédulité qui nous détacherait du Dieu vivant (cf. Hébreux 3,12) et marcher sur les traces du «chef de notre foi» (Hébreux 12,2) en «retenant inébranlablement jusqu’à la fin, dans toute sa solidité, notre confiance initiale» (Hébreux 3,14).



En toi Seigneur, vainqueur de la mort, je possède une source de vie. Vers toi je crie du fond de mon cœur : que je ne me laisse pas séduire par les sirènes de l’incrédulité ! Je crie vers toi, Seigneur, aie pitié de moi : augmente en moi la foi, que je sois vraiment le fils du Père des cieux. Affermis-moi sur la pierre de tes commandements, que je voie le jour de ton salut ! (d’après le grand Canôn de saint André de Crète)


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