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confions à Marie l'Assemblée synodale

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Angelus de Benoît XVI : confions à Marie l'Assemblée synodale

Message  lily le Dim 10 Oct 2010 - 21:04


Le 10 octobre 2010 -Après la conclusion de la concélébration de l'Eucharistie avec les Pères synodaux à l’occasion de l'ouverture de l'Assemblée Spéciale pour le Moyen Orient du Synode des Évêques, le Saint-Père Benoît XVI a récité la prière de l'Angelus depuis la fenêtre de son bureau du Palais Apostolique du Vatican avec les fidèles et les pèlerins rassemblés Place Saint-Pierre.

Le pape Benoît XVI

Angelus de Benoît XVI : Confions à Marie l'Assemblée synodale
Paroles du Saint-Père avant la prière de l'Angelus

Chers frères et sœurs !

Je viens à l'instant de la Basilique Saint-Pierre où j'ai présidé la messe d'ouverture de l'Assemblée Spéciale pour le Moyen Orient du Synode des Évêques. Cette extraordinaire assise synodale, qui durera deux semaines, voit réunis au
Vatican les Pasteurs de l'Église qui vivent dans la région moyen-orientale, une réalité si multiple : sur ces terres, en effet, l'unique Église du Christ s'exprime dans toute la richesse de ses anciennes Traditions. Le thème sur lequel nous réfléchirons est le suivant : « L'Église Catholique Le mois d'octobre est dit le mois du Rosaire. Il s'agit, pour ainsi dire, d'une au Moyen Orient : communion et témoignage ». En effet, dans ces Pays, malheureusement marqués par de profondes divisions et déchirés par de vieux conflits, l'Église est appelée à être un signe et un moyen d'unité et de réconciliation, sur le modèle de la première communauté de Jérusalem, dans laquelle « la multitude de ceux qui avaient cru n'était qu'un cœur et qu'une âme » (Act 4.32) comme le dit Saint Luc. Ce devoir est ardu, dès l'instant où les chrétiens du Moyen Orient doivent souvent supporter des conditions de vie difficiles, tant sur le plan personnel que familial et qu'en communauté. Mais cela ne doit pas décourager : c'est vraiment dans ce contexte que résonne encore plus nécessaire et urgent l'éternel message du Christ : « Convertissez-vous et croyez dans l'Évangile » (Mc 1.15). Lors de ma récente visite à Chypre j'ai délivré l'Instrumentum laboris de cette Assemblée synodale ; maintenant qu'elle est commencée, je vous invite tous à prier en invoquant de Dieu une abondante effusion des dons de l'Esprit Saint. « intonation spirituelle » donnée de la mémoire liturgique de la Bienheureuse Vierge Marie du Rosaire, qu'on célèbre le 7. Nous sommes donc invités à nous laisser guider par Marie dans cette prière ancienne et toujours nouvelle, qui lui est particulièrement chère parce qu'elle mène directement à Jésus, contemplé dans ses mystères de salut : joyeux, lumineux, douloureux et glorieux. Sur les traces du Vénérable Jean-Paul II (cfr Lett. ap. Rosarium Virginis Mariae), je voudrais rappeler que le Rosaire est une prière biblique, toute remplie de la Sainte Écriture. Elle est une prière du cœur, dans laquelle la répétition de l' « Ave Maria » oriente la pensée et l'affection vers le Christ, et se fait ainsi prière confiante à sa et notre Mère . C'est une prière qui aide à méditer la Parole de Dieu et à assimiler la Communion eucharistique, sur le modèle de Marie qui gardait dans son cœur tout ce que Jésus faisait et disait, et même sa présence.
Chers amis, nous savons combien la Vierge Marie est aimée et vénérée par nos frères et sœurs du Moyen Orient. Tous regardent vers Elle comme Mère attentionnée, proche de toute souffrance, et comme Étoile d'espérance. Confions à son intercession l'Assemblée synodale qui s'ouvre aujourd'hui, pour que les chrétiens de cette région se renforcent dans la communion et donnent à tous un témoignage de l'Évangile de l'amour et de la paix.

Le Saint-Père s'adresse aux pèlerins francophones
Je salue avec joie les pèlerins francophones présents pour la prière de l’Angelus. Aujourd’hui s’ouvre l’Assemblée Spéciale pour le Moyen-Orient du Synode des Évêques. Je recommande à votre prière les travaux des Pères synodaux. Je vous invite aussi à prier pour les Chrétiens du Moyen-Orient, afin que Dieu leur donne d’avoir toujours « un seul cœur et une seule âme » pour témoigner courageusement de la Bonne Nouvelle du Salut là où ils se trouvent. Puisse la Vierge Marie, Notre-Dame du Rosaire, les y accompagner ! Bon dimanche à tous !
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Angelus de Benoit XVI, Solennite de la Toussaint

Message  lily le Mer 3 Nov 2010 - 3:19



Le pape Benoît XVI

Angelus de Benoît XVI, Solennité de la Toussaint

Le 01 novembre 2010 - ESM - A 12h hier Solennité de tous les Saints, le Saint-Père Benoît XVI a récité la prière de l'Angelus depuis la fenêtre de son bureau du Palais Apostolique du Vatican avec les fidèles et les pèlerins rassemblés Place Saint-Pierre sous la pluie.
Paroles du Saint-Père avant la prière de l'Angelus
Chers frères et sœurs !
La Solennité de la Toussaint, que nous célébrons aujourd'hui, nous invite à élever notre regard vers le Ciel et à méditer sur la plénitude de la vie divine qui nous attend. « Nous sommes des enfants de Dieu, mais ce que nous serons n'a pas encore été révélé » (1Jn 3.2) : c'est par ces paroles que l'apôtre Jean nous assure la réalité de notre lien profond avec Dieu, ainsi que la certitude de notre avenir. En tant qu'enfants aimés, nous recevons donc aussi la grâce pour supporter les épreuves de cette existence terrestre - la faim et soif de justice, les incompréhensions, les persécutions (cfr Mt 5.3-11) - et, en même temps, nous héritons dès maintenant de ce qui est promis dans les béatitudes évangéliques, « dans lesquelles resplendit la nouvelle image du monde et de l'homme que qu'inaugure Jésus » (Benoît XVI, Jésus de Nazareth, Milan 2007, 95). La sainteté, graver le Christ en soi-même, est le but de la vie du chrétien. Le Bienheureux Antonio Rosmini écrit : « Le Verbe s'était gravé dans les âmes de ses disciples avec son aspect sensible… et par ses paroles… il avait donné aux siens cette grâce… avec laquelle l'âme perçoit immédiatement le Verbe » (Anthropologie surnaturel, Rome 1983, 265-266). Et nous goutons le don et la beauté de la sainteté chaque fois que nous participons à la Liturgie eucharistique, en communion avec la « multitude immense » des esprits Bienheureux, qui dans le Ciel acclament éternellement le salut de Dieu et de l'Agneau (cfr Ap 7.9-10). « La vie des Saints ne comporte pas seulement leur biographie terrestre, mais aussi leur vie et leur agir en Dieu après leur mort. Chez les Saints, il devient évident que celui qui va vers Dieu ne s’éloigne pas des hommes, mais qu’il se rend au contraire vraiment proche d’eux. » Réconfortés par cette communion de la grande famille des saints, nous commémorerons demain tous les fidèles défunts. La liturgie du 2 novembre et la pratique pieuse de visiter les cimetières nous rappellent que la mort chrétienne fait partie du chemin d'assimilation à Dieu et disparaîtra lorsque Dieu sera tout en tous. La séparation des affections terrestres est certes douloureuse, mais nous ne devons pas la craindre, parce que, accompagnée par la prière de suffrage de l'Église, elle ne peut pas rompre le lien profond qui nous unit dans le Christ. À ce sujet, Saint Grégoire de Nysse affirmait : « Celui qui a créé chaque chose dans la sagesse, a donné cette disposition douloureuse comme moyen de libération du mal et la possibilité de participer aux biens espérés » Chers amis, l'éternité n'est pas « une succession continue des jours du calendrier, mais quelque chose comme le moment rempli de satisfaction, dans lequel la totalité nous embrasse et dans lequel nous embrassons la totalité » de l'être, de la vérité, de l'amour. Confions notre pèlerinage vers la patrie céleste à la Vierge Marie, guide sûr vers la sainteté, alors que nous invoquons son intercession maternelle pour le repos éternel de tous nos frères et sœurs qui se sont endormis dans l'espérance de la résurrection.

Le Saint-Père s'adresse aux pèlerins francophones

La prière de l’Angelus me donne la joie de saluer les pèlerins francophones, particulièrement ceux venus de Poitiers ! En la solennité de tous les saints, nous adorons le Dieu trois fois saint, en union avec la foule immense de ceux qui, après avoir mis leurs pas dans ceux du Christ, contemplent sa gloire et intercèdent pour nous. À la suite de tous les saints, puissions-nous marcher résolument sur les chemins de la foi, de l’espérance et de la charité vers la Jérusalem d’en haut. Bonne fête de la Toussaint à tous !



Le pape Benoît XVI

Le pape Benoît XVI dénonce le violent attentat de Bagdad
Le 01 novembre 2010 - ESM- Après avoir récité la prière de l'Angelus place saint Pierre, le pape Benoit XVI a lancé un appel pour dénoncer l'attentat contre une église en Irak, hier soir.
"Hier soir, lors d'un attentat très grave dans la cathédrale siro-catholique de Bagdad, il y a eu des dizaines de morts et de blessés, parmi lesquels deux prêtres et un groupe de fidèles réunis pour la Sainte messe dominicale.

Je prie pour les victimes de cette violence absurde, d'autant plus féroce puisqu'elle a frappé des personnes sans défense, recueillies dans la maison de Dieu, qui est une maison d'amour et de réconciliation. J'exprime en outre ma proximité affectueuse à la communauté chrétienne, frappée de nouveau, et encourage tous les pasteurs et fidèles à être forts et solides dans l'espérance.

Devant ces épisodes de violence atroces, qui continuent à déchirer les populations du Moyen Orient, je voudrais renouveler mon appel pour la paix : c'est un don de Dieu, mais c'est aussi le résultat des efforts des hommes de bonne volonté, des institutions nationales et internationales. Que tous unissent leurs forces pour que toute violence cesse!"

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Angelus de Benoit XVI,a l'Eglise de la Sagrada Familia Barcelone

Message  lily le Lun 8 Nov 2010 - 3:16


Angelus de Benoît XVI, Place Antoni Gaudí
Le 07 novembre 2010 - ESM- Au terme de la Célébration Eucharistique, le Saint-Père Benoît XVI est sorti par la Porte de la Charité de l'église de la Sagrada Família de Barcelona, à peine déclarée Basilique mineure, et s'est montré sur la terrasse de la Place Antoni Gaudí - face à la façade de la Nativité - où se sont rassemblés les fidèles pour la récitation de l'Angelus.
Paroles du Saint-Père
En espagnol :

Frères et Sœurs dans le Seigneur Jésus Christ,
Hier, à Porto Alegre, au Brésil, a eu lieu la cérémonie de béatification de la Servante de Dieu María Bárbara de la Santísima Trinidad, fondatrice de la Congrégation des Sœurs du Cœur Immaculé de Marie. Que la foi profonde et la charité ardente avec lesquelles elle a suivi le Christ suscitent chez beaucoup le désir de consacrer pleinement leur vie à la plus grande gloire de Dieu et au service généreux de leurs frères, surtout des plus pauvres et des plus nécessiteux !
Aujourd’hui j’ai eu la grande joie de consacrer cette église à Celui qui, Fils du Très-Haut, s’est dépouillé de lui-même en se faisant homme et, protégé par Joseph et Marie, dans le silence de la maison de Nazareth, nous a enseigné sans paroles la dignité et la valeur essentielle du mariage et de la famille, espérance de l’humanité, dans laquelle la vie est accueillie, de sa conception à son terme naturel. Il nous a aussi enseigné que toute l’Église, en écoutant et mettant en pratique sa Parole, se transforme en sa Famille. Et, encore plus, il nous a confié la mission d’être des semences d’une fraternité qui, semée dans tous les cœurs, nourrit l’espérance.
Imprégné de la dévotion à la Sainte Famille de Nazareth, que saint José Manyanet a répandue dans le peuple catalan, le génie d’Antoni Gaudí, inspiré par l’ardeur de sa foi chrétienne, a réussi à transformer cette église en une louange à Dieu faite de pierre. Une louange à Dieu qui, ainsi qu’il arriva à la naissance du Christ, a eu comme protagonistes les personnes les plus humbles et les plus simples. En effet, Gaudí, par son œuvre, voulait porter l’Évangile à tout le peuple. Pour cela il conçut les trois portiques à l’extérieur de l’église comme une catéchèse sur Jésus-Christ, comme un grand rosaire, qui est la prière des simples, où l’on peut contempler les mystères joyeux, douloureux et glorieux de Notre Seigneur. Mais aussi, en collaboration avec le curé, l’abbé Gil Parés, il dessina et finança avec ses propres économies la création d’une école pour les fils et les filles des maçons et pour les enfants des familles les plus humbles du quartier, alors faubourg marginal de Barcelone. Il faisait ainsi devenir réalité la conviction qu’il exprimait par ces paroles : « Les pauvres doivent toujours trouver accueil dans l’église, qui est la charité chrétienne ».

En catalan :
Ce matin j’ai eu aussi la satisfaction de déclarer cette église Basilique mineure. Des hommes et des femmes de tous les continents admirent la façade de la Nativité. Maintenant, méditons le Mystère de l’Incarnation et élevons notre prière à la Mère de Dieu avec les paroles de l’Ange, lui confiant notre vie et celle de toute l’Église, tout en implorant le don de la paix pour tous les hommes de bonne volonté.


Familia et de son autel à Barcelone : Homélie du pape Benoît XVI.
Le 07 novembre 2010 - ESM - Le pape Benoît XVI a présidé la messe au cours de laquelle il a consacré l'église de la Sagrada Familia à Barcelone élevée par l'architecte catalan Gaudi.
Homélie du pape Benoît XVI.

Frères et Sœurs bien-aimés dans le Seigneur,
« Ce jour est consacré au Seigneur, votre Dieu ! Ne soyez pas tristes, ne pleurez pas !... La joie du Seigneur est votre rempart ! » (Ne 8, 9-11). Par ces paroles de la première lecture que nous avons proclamée, je désire vous saluer, vous tous qui êtes ici présents pour participer à cette célébration. J'adresse mes salutations affectueuses à Leurs Majestés le Roi et la Reine d'Espagne, qui ont voulu s'unir cordialement à nous. Mon salut reconnaissant va à Monsieur le Cardinal Lluís Martínez Sistach, Archevêque de Barcelone, pour ses paroles de bienvenue et pour son invitation à procéder à la Dédicace de cette église de la Sagrada Familia, merveilleuse synthèse de technique, d'art et de foi. Je salue aussi le Cardinal Ricardo María Carles Gordó, Archevêque émérite de Barcelone, les autres Cardinaux et mes frères dans l'Épiscopat, en particulier l'Évêque auxiliaire de cette Église particulière, ainsi que les nombreux prêtres, diacres, séminaristes, religieux et fidèles qui participent à cette célébration solennelle. En même temps, j'adresse mon salut déférent aux Autorités nationales, régionales et locales, ainsi qu'aux membres des autres communautés chrétiennes, qui s'unissent à notre joie et à notre action de grâce envers Dieu.

Ce jour est un moment significatif dans une longue histoire d'aspirations, de travail et de générosité, qui dure depuis plus d'un siècle. Je voudrais maintenant faire mémoire de chacune des personnes qui ont permis la joie qui domine aujourd'hui en nous tous : des promoteurs jusqu'aux exécutants de cette œuvre ; de ses architectes et de ses maçons, jusqu'à tous ceux qui ont offert, d'une manière ou d'une autre, leur contribution irremplaçable pour rendre possible la construction progressive de cet édifice. Et nous nous souvenons surtout de celui qui fut l'âme et l'artisan de ce projet : Antoni Gaudí, architecte génial et chrétien cohérent, dont le flambeau de la foi brûla jusqu'à la fin de son existence, vécue avec une dignité et une austérité absolue. Cet événement est aussi, en quelque façon, le point culminant et l'aboutissement d'une histoire de cette terre catalane qui, surtout à partir de la fin du XIXème siècle, donna une multitude de saints et de fondateurs, de martyrs et de poètes chrétiens. Histoire de sainteté, de créations artistiques et poétiques, nées de la foi, qu'aujourd'hui nous recueillons et présentons en offrande à Dieu dans cette Eucharistie.

La joie que j'éprouve de pouvoir présider cette célébration a encore grandi quand j'ai su que cet édifice sacré, depuis ses origines, est étroitement lié à la figure de saint Joseph. Ce qui m'a particulièrement ému, c'est l'assurance avec laquelle Gaudí, face aux innombrables difficultés qu'il devait affronter, s'exclama plein de confiance en la divine Providence : « Saint Joseph complétera l'église ». Par conséquent, il n'est pas sans signification maintenant que ce soit un Pape dont le nom de baptême est Joseph qui en fasse la dédicace.

Que signifie faire la dédicace de cette église ? Au cœur du monde, sous le regard de Dieu et devant les hommes, dans un acte de foi humble et joyeux, nous avons élevé une imposante masse de matière, fruit de la nature et d'un incalculable effort de l'intelligence humaine qui a construit cette œuvre d'art. Elle est un signe visible du Dieu invisible, à la gloire duquel s'élancent ces tours, flèches qui indiquent l'absolu de la lumière et de celui qui est la Lumière, la Grandeur et la Beauté mêmes.

Dans ce cadre, Gaudí a voulu unir l'inspiration qui lui venait des trois grands livres dont il se nourrissait comme homme, comme croyant et comme architecte : le livre de la nature, le livre de la Sainte Écriture et le livre de la Liturgie. Ainsi il a uni la réalité du monde et l'histoire du salut, comme elle nous est racontée dans la Bible et rendue présente dans la Liturgie. Il a introduit dans l'édifice sacré des pierres, des arbres et la vie humaine, afin que toute la création converge dans la louange divine, mais, en même temps, il a placé à l'extérieur les retablos, pour mettre devant les hommes le mystère de Dieu révélé dans la naissance, la passion, la mort et la résurrection de Jésus Christ. Il collabora ainsi de manière géniale à l'édification d'une conscience humaine ancrée dans le monde, ouverte à Dieu, illuminée et sanctifiée par le Christ. Et il réalisa ce qui est aujourd'hui une des tâches les plus importantes : dépasser la scission entre conscience humaine et conscience chrétienne, entre existence dans ce monde temporel et ouverture à la vie éternelle, entre la beauté des choses et Dieu qui est la Beauté. Antoni Gaudí n'a pas réalisé tout cela uniquement avec des paroles, mais avec des pierres, des lignes, des superficies et des sommets. En réalité, la beauté est la grande nécessité de l'homme ; elle est la racine de laquelle surgissent le tronc de notre paix et les fruits de notre espérance. La beauté est aussi révélatrice de Dieu, parce que, comme Lui, l'œuvre belle est pure gratuité, elle invite à la liberté et arrache à l'égoïsme.

Nous avons dédié cet espace sacré à Dieu, qui s'est révélé et donné à nous dans le Christ pour être définitivement Dieu parmi les hommes. La Parole révélée, l'humanité du Christ et son Église sont les trois expressions les plus grandes de sa manifestation et de son don aux hommes. « Que chacun prenne garde à la façon dont il construit. Les fondations, personne ne peut en poser d'autres que celles qui existent déjà : ces fondations, c'est Jésus Christ » (1 Co 3, 10-11), dit saint Paul dans la deuxième lecture. Le Seigneur Jésus est la pierre qui soutient le poids du monde, qui maintient la cohésion de l'Église et qui recueille dans une ultime unité toutes les conquêtes de l'humanité. En lui nous avons la Parole et la Présence de Dieu, et de Lui l'Église reçoit sa vie, sa doctrine et sa mission. L'Église ne tire pas sa consistance d'elle-même ; elle est appelée à être signe et instrument du Christ, dans une pure docilité à son autorité et entièrement au service de son mandat. L'unique Christ fonde l'unique Église ; il est le rocher sur lequel se base notre foi. Fondés sur cette foi, nous cherchons ensemble à montrer au monde le visage de Dieu, qui est amour et qui est l'unique qui peut répondre à l'ardent désir de plénitude de l'homme. Telle est la grande tâche, montrer à tous que Dieu est un Dieu de paix et non de violence, de liberté et non de contrainte, de concorde et non de discorde. En ce sens, je crois que la consécration de cette église de la Sagrada Familia, à une époque où l'homme prétend édifier sa vie en tournant le dos à Dieu, comme s'il n'avait plus rien à lui dire, est un événement de grande signification. Par son œuvre, Gaudí nous montre que Dieu est la vraie mesure de l'homme, que le secret de la véritable originalité consiste, comme il le disait, à revenir à l'origine qui est Dieu. Lui-même, ouvrant ainsi son esprit à Dieu, a été capable de créer dans cette ville un espace de beauté, de foi et d'espérance, qui conduit l'homme à la rencontre de Celui qui est la vérité et la beauté même. L'architecte exprimait ainsi ses sentiments : « Une église [est] l'unique chose digne de représenter ce que ressent un peuple, puisque la religion est ce qu'il y a de plus élevé dans l'homme ».

Cette affirmation de Dieu porte en soi la suprême affirmation et sauvegarde de la dignité de tout homme et de tous les hommes : « N'oubliez pas que vous êtes le temple de Dieu… Le temple de Dieu est sacré, et ce temple, c'est vous » (1 Co 3, 16-17). Ici sont unies la vérité et la dignité de Dieu à la vérité et la dignité de l'homme. Par la consécration de l'autel de cette église, gardant présent à l'esprit que le Christ est son fondement, nous présentons au monde Dieu qui est l'ami des hommes, et nous invitons les hommes à être amis de Dieu. Comme l'enseigne l'épisode de Zachée, dont parle l'évangile d'aujourd'hui (cf. Lc 19, 1-10), si l'homme laisse entrer Dieu dans sa vie et dans son monde, s'il laisse le Christ vivre dans son cœur, il ne le regrettera pas, mais au contraire il fera l'expérience de la joie de partager sa vie même, étant destinataire de son amour infini.

L'initiative de la construction de cette église est due à l'Association des Amis de saint Joseph, qui voulut la dédier à la Sainte Famille de Nazareth. Depuis toujours, le foyer formé par Jésus, Marie et Joseph a été considéré comme une école d'amour, de prière et de travail. Les promoteurs de cette église voulaient montrer au monde l'amour, le travail et le service réalisés devant Dieu, comme les vécut la Sainte Famille de Nazareth. Les conditions de vie ont profondément changés et avec elles on a progressé énormément dans les domaines techniques, sociaux et culturels. Nous ne pouvons pas nous contenter de ces progrès. Ils doivent toujours être accompagnés des progrès moraux, comme l'attention, la protection et l'aide à la famille, puisque l'amour généreux et indissoluble d'un homme et d'une femme est le cadre efficace et le fondement de la vie humaine dans sa gestation, dans sa naissance et dans sa croissance jusqu'à son terme naturel. C'est seulement là où existent l'amour et la fidélité, que naît et perdure la vraie liberté. L'Église demande donc des mesures économiques et sociales appropriées afin que la femme puisse trouver sa pleine réalisation à la maison et au travail, afin que l'homme et la femme qui s'unissent dans le mariage et forment une famille soient résolument soutenus par l'État, afin que soit défendue comme sacrée et inviolable la vie des enfants depuis le moment de leur conception, afin que la natalité soit stimulée, valorisée et soutenue sur le plan juridique, social et législatif. Pour cela, l'Église s'oppose à toute forme de négation de la vie humaine et soutient ce qui promeut l'ordre naturel dans le cadre de l'institution familiale.

Contemplant avec admiration ce saint espace d'une beauté fascinante, avec tant d'histoire de foi, je demande à Dieu qu'en cette terre catalane se multiplient et se fortifient de nouveaux témoins de sainteté, qui offrent au monde le grand service que l'Église peut et doit rendre à l'humanité : être une image de la beauté divine, une flamme ardente de charité, un canal pour que le monde croie en Celui que Dieu a envoyé (cf. Jn 6, 29).

Chers frères, en consacrant cette splendide église, je supplie en même temps le Seigneur de nos vies qu'à partir de cet autel, qui va maintenant être oint avec l'huile sainte et sur lequel se consumera le sacrifice d'amour du Christ, jaillisse un fleuve incessant de grâce et de charité sur cette ville de Barcelone et sur ses habitants, ainsi que sur le monde entier. Que ces eaux fécondes remplissent de foi et de vitalité apostolique cette Église archidiocésaine, ses Pasteurs et ses fidèles.

Je désire enfin confier à la protection aimante de la Mère de Dieu, Marie la Très Sainte, Rosa d'abril, Mare de la Mercè, vous tous qui êtes ici présents et toutes les personnes qui en paroles et en actes, dans le silence ou la prière, ont rendu possible ce miracle architectural. Qu'elle présente aussi à son divin Fils les joies et les souffrances de ceux qui viendront à l'avenir dans ce lieu sacré, pour que, selon la Liturgie de la dédicace des églises, les pauvres puissent trouver miséricorde, les opprimés obtenir la vraie liberté et tous les hommes se revêtir de la dignité d'enfants de Dieu. Amen.

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Angelus de Benoît XVI : la conversion au Christ mène l'Eglise à la pleine unité

Message  lily le Dim 23 Jan 2011 - 21:36



Angelus de Benoît XVI : la conversion au Christ mène l'Eglise à la pleine unité

Le 23 janvier 2011 - (E.S.M.) - En la Semaine de prière pour l'unité des chrétiens qui se terminera après-demain, Benoît XVI a souligné ce midi à l'angélus que un engagement sérieux de conversion au Christ est le chemin qui mène l'Église. Le Pape a aussi rappelé les "piliers" sur lequel les chrétiens doivent fonder leur vie.

Paroles du Saint-Père avant la prière de l'Angelus


Chers frères et sœurs !

Ces derniers jours, du 18 au 25 janvier, se tient la Semaine de Prière pour l'Unité des Chrétiens. Cette année, elle a pour thème un passage du livre des Actes des Apôtres, qui reprend en quelques mots la vie de la première communauté chrétienne de Jérusalem : « Ils persévéraient dans l'enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières.» (Act 2.42). Il est très significatif que ce thème ait été proposé par les Églises et Communautés chrétiennes de Jérusalem, réunies dans un esprit œcuménique. Nous savons combien d'épreuves doivent affronter nos frères et sœurs de Terre Sainte et du Moyen Orient. Leur service est donc encore plus précieux, confirmé par un témoignage qui, dans certains cas, est arrivé jusqu'au sacrifice de la vie. Donc, alors que nous accueillons avec joie les occasions de réflexion offertes par les Communautés qui vivent à Jérusalem, nous nous serrons autour d'elles, et cela devient pour tous un autre facteur de communion.

Aujourd'hui encore, pour être dans le monde le signe et l'instrument d'union intime avec Dieu et d'unité entre les hommes, nous les chrétiens devons fonder notre vie sur ces quatre « piliers » : la vie fondée sur la foi des Apôtres transmise dans la Tradition vivante de l'Église, la communion fraternelle, l'Eucharistie et la prière. C'est seulement de cette façon, en restant solidement unie à Christ, que l'Église peut accomplir efficacement sa mission, malgré les limites et les manques de ses membres, malgré les divisions, que déjà l'apôtre Paul dut affronter dans la communauté de Corinthe, comme le rappelle la seconde Lecture biblique de ce dimanche, où il dit : « je vous exhorte au nom de notre Seigneur Jésus Christ à être tous vraiment d'accord ; qu'il n'y ait pas de division entre vous, soyez en parfaite harmonie de pensées et de sentiments. » (1.10). L'Apôtre, en effet, avait su que dans la communauté chrétienne de Corinthe étaient nées des discordes et divisions ; donc, avec une grande fermeté, il ajoute : « Le Christ est-il donc divisé ? » (1.13). En disant cela, il affirme que toute division dans l'Église est une offense au Christ ; et, en même temps, que c'est toujours en Lui, unique Chef et Seigneur, que nous pouvons nous retrouver unis, par la force inépuisable de sa grâce.

Voilà alors l'appel toujours actuel de l'Évangile d'aujourd'hui : « Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche. » (Mt 4.17). Un engagement sérieux de conversion au Christ est le chemin qui mène l'Église, selon les temps dont Dieu dispose, à la pleine unité visible. Les rencontres œcuméniques qui ces derniers jours se multiplient dans le monde entier, en sont un signe. Ici à Rome, au-delà de la présence de diverses Délégations œcuméniques, commencera demain une session de rencontre de la Commission pour le dialogue théologique entre l'Église Catholique et les Anciennes Églises Orientales. Et après-demain nous conclurons la Semaine de Prière pour l'Unité des Chrétiens avec la célébration solennelle des Vêpres en la fête de la Conversion de Saint Paul. Que la Vierge Marie, Mère de l'Église, nous accompagne toujours, dans ce chemin.

Sources : www.vatican.va -
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Benoît XVI appelle à instaurer une nouvelle culture de la vie

Message  lily le Dim 23 Jan 2011 - 23:38


Benoît XVI appelle à instaurer une nouvelle culture de la vie
Le 23 janvier 2011 - E. S. M. - Benoît XVI a fait parvenir un message au collectif d’associations qui organise ce dimanche sa septième marche pour la vie à Paris. Dans son message, le Pape encourage toutes les personnes engagées dans le combat pour la vie à contribuer avec constance et courage à instaurer une nouvelle culture de la vie, fruit de la culture de la vérité et de l’amour. Pour aimer et honorer la vie de tout homme et de toute femme, de sa conception à sa fin naturelle, Benoît XVI exhorte les participants à favoriser pour tous une existence digne et fraternelle.
La manifestation partira à 14h30 de la place de la République pour rejoindre la place de l'Opéra. Les organisateurs espèrent réunir entre 15.000 et 20.000 participants. Cette année, des comités d’étudiants, des députés et des personnels de santé se sont associés à cette initiative ainsi que des délégations venus de l’étranger. Le mot d'ordre de la manifestation est "la protection de toute vie humaine dès la conception", dans une démarche unitaire et apolitique, notamment à la veille de la révision des lois de bioéthique. Les organisateurs veulent aussi promouvoir une politique au service de la vie de la famille visant à une fournir des aides adéquates et des structures d’accueil aux futures mères en difficulté.


A noter que des veillées de prière contre l’avortement et en faveur de la vie seront également organisées aux Etats-Unis ce dimanche. Quelque 10.000 personnes et en particulier des jeunes sont attendus en la basilique de l’Immaculée conception à Washington
"Thibaud Coupry et Enguerran de Calbiac se sont chargés, au nom du Collectif "En marche pour la Vie", de demander au Saint-Siège une lettre d'encouragement aux marcheurs pour la vie de dimanche. Ils nous transmettent la missive en exclusivité. Après Mgr Aillet (Bayonne, Lescar, Oloron), Mgr Aubry (Saint Denis de la Réunion), Mgr Bagnard (Belley-Ars), le Cardinal Barbarin (Lyon), Mgr Batut (Lyon), Mgr Boulanger (Bayeux-Lisieux), Mgr Breton (Aire et Dax), Mgr Castet (Luçon), Mgr Cattenoz (Avignon) Mgr Centène (Vannes), Mgr Coppenrath (Papeete), Mgr Jacolin (Mende), Mgr Perrier (Tarbes-Lourdes), Mgr Rey (Fréjus-Toulon), voici le soutien de l'évêque de Rome :"

Sources : radiovaticana .fr


Dernière édition par lily le Dim 23 Jan 2011 - 23:43, édité 1 fois (Raison : j'ai oublie de mettre la source sorry)
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Angelus de Benoît XVI : les Béatitudes, programme d'une vie

Message  lily le Dim 30 Jan 2011 - 23:47



Angelus de Benoît XVI :
les Béatitudes, programme d'une vie


Le 30 janvier 2011 - (E.S.M.) - A 12h aujourd'hui le Saint-Père Benoît XVIa récité la prière de l'Angelus depuis la fenêtre de son bureau du Palais Apostolique Vatican. Etaient présents aujourd'hui, entre autres, les Jeunes de l'Action Catholique du diocèse de Rome qui concluent par la « Caravane de la Paix » le mois de janvier traditionnellement consacré par eux au thème de la paix. Au terme de la prière des Angélus deux enfants, invités dans l'appartement pontifical, libèrent de la fenêtre deux colombes, symbole de paix.
Paroles du Saint-Père avant la prière de l'Angelus
Chers frères et sœurs !
En ce quatrième dimanche du Temps Ordinaire, l'Évangile présente le premier grand sermon que le Seigneur adresse à la foule, sur les douces collines autour du Lac de Galilée. « En voyant les foules - écrit saint Matthieu -, Jésus gravit la montagne. Il s'assit, et ses disciples s'approchèrent. Alors, ouvrant la bouche, il se mit à les instruire » (Mt 5.1-2). Jésus, nouveau Moïse, « prend place sur la "chaire" que constitue la montagne. » (Jésus de Nazareth, de Milan 2007, p. 88) et proclame « Bienheureux » les pauvres en esprit, les affligés, les miséricordieux, ceux qui ont faim de la justice, les cœurs purs, les persécutés (cfr Mt 5.3-10). Il ne s'agit pas d'une nouvelle idéologie, mais d'un enseignement qui vient d'en haut et touche la condition humaine, celle que précisément le Seigneur, en s'incarnant, a voulu assumer, pour la sauver. Ainsi, « le Sermon sur la montagne s'adresse à tout le monde, dans le présent et dans l'avenir ... et il ne peut être compris et vécu que si l'on suit et si l'on accompagne Jésus » (Jésus de Nazareth, p. 92). Les Béatitudes sont un nouveau programme de vie, pour se libérer des fausses valeurs du monde et s'ouvrir aux véritables biens, présents et futurs. Lorsque, en effet, Dieu console, il rassasie la faim de justice, sèche les larmes des affligés, cela signifie que, au delà de récompenser chacun de manière sensible, il ouvre le Royaume des Cieux. « Les Béatitudes sont la transposition de la croix et de la résurrection dans l'existence des disciples » (ibid., p. 97). Elles reflètent la vie du Fils de Dieu qui se laisse persécuter, mépriser jusqu'à la condamnation à mort, pour que soit offert le salut aux hommes.

Un ancien ermite affirme : « Les Béatitudes sont des dons de Dieu, et nous devons lui rendre grâce pour elles et pour les récompenses qui en découlent, c'est-à-dire le Royaume des Cieux au siècle futur, la consolation ici, la plénitude de tout bien et la miséricorde de la part de Dieu… une fois qu'on est devenu image du Christ sur la terre » (Pierre de Damas, in Filocalia, vol. 3, Torino 1985, p. 79). L'Évangile des Béatitudes se commente avec l'histoire-même de l'Église, l'histoire de la sainteté chrétienne, parce que - comme l'écrit Saint Paul - « Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes; Dieu a choisi les choses viles du monde et celles qu'on méprise, celles qui ne sont point, pour réduire à néant celles qui sont » (1 Cor 1.27-28). C'est pour cela que l'Église ne craint pas la pauvreté, ni le mépris, ni la persécution dans une société souvent attirée par le bien-être matériel et le pouvoir mondain. Saint Augustin nous rappelle que « cela ne sert pas de souffrir de ces maux, mais les supporter pour le nom de Jésus, non seulement avec un esprit serein, mais même avec joie » (De sermone Domini in monte, I, 5.13 : CCL 35, 13).

Chers frères et sœurs, invoquons la Vierge Marie, la Bienheureuse par excellence, en demandant la force de chercher le Seigneur (cfr Sof 2.3) et de le suivre toujours, avec joie, sur le chemin des Béatitudes.


APRÈS L'ANGÉLUS
On célèbre en ce dimanche la « Journée mondiale des malades de la lèpre », promue dans les années 50 du siècle passé par Raoul Follereau et reconnu officiellement par l'ONU. La lèpre, bien qu'en régression, frappe malheureusement encore beaucoup de personnes dans des conditions de grave misère. J'assure à tous les malades une prière particulière, que j'étends à ceux qui les assistent et, de différentes manières, s'engagent à vaincre la maladie de Hansen. Je salue en particulier l'Association Italienne les Amis de Raoul Follereau, qui accomplit 50 ans d'activité.

Dans les jours prochains, dans divers Pays de l'Extrême Orient, se célèbrera, avec joie, particulièrement dans l'intimité des familles, le jour de l'an lunaire. À tous ces grands peuples je souhaite de tout cœur sérénité et prospérité.

Aujourd'hui on fête également la « Journée internationale d'intervention pour la paix en Terre Sainte ». Je m'associe au Patriarche Latin de Jérusalem et au Custode de Terre Sainte en vous invitant tous à prier le Seigneur pour qu'il fasse converger les esprits et les cœurs vers des projets concrets de paix.

Je suis ravi d'adresser des salutations chaleureuses aux garçons et filles de l'Action Catholique du diocèse de Rome, guidés par le Cardinal Vicaire Agostino Vallini. Chers jeunes, cette année encore vous êtes venus nombreux, au terme de votre « Caravane de la Paix », dont la devise était : « Nous comptons sur la Paix ! ». Ecoutons maintenant le message que vos amis, ici auprès de moi, vont nous lire. (message des jeunes)


Le Saint-Père s'adresse aux pèlerins francophones
Je salue les pèlerins francophones et plus particulièrement les Scouts Unitaires de France, qui célèbrent cette année leur quarantième anniversaire. Que la marche-relais, que vous entreprenez à la suite du Christ, soit pour vous une source de bonheur et de joie. Vous pourrez ensuite en partager les fruits, notamment lors des prochaines Journées Mondiales de la Jeunesse, à Madrid, où j’invite tous les jeunes francophones à venir très nombreux m’y rejoindre. Que Marie soit notre guide sur les sentiers qui nous conduisent à vivre en vérité les Béatitudes ! Bon dimanche et bonne semaine à tous !
Sources : www.vatican.va
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Angelus de Benoît XVI : confiance dans l'amour indéfectible de Dieu

Message  lily le Mar 1 Mar 2011 - 12:33


Angelus de Benoît XVI : confiance dans l'amour indéfectible de Dieu


Le 27.02.2011 - (E.S.M.) - Dans ses paroles avant la prière de l'Angelus, Benoît XVI nous a tous invités à sentir la présence de Dieu dans notre vie quotidienne et de se rappeler que la foi n'est pas un «fatalisme » ou « un irénisme naïf ».

Paroles du Saint-Père avant la prière de l'Angelus

Chers frères et sœurs !

Dans la Liturgie d'aujourd'hui revient une des paroles les plus touchantes des Saintes Écritures. Le Saint-Esprit nous l'a offert grâce à la plume du « selon Isaïe », qui, pour consoler Jérusalem abattue par des malheurs, s'exprime ainsi : « Est-ce qu'une femme peut oublier son petit enfant, ne pas chérir le fils de ses entrailles ? Même si elle pouvait l'oublier, moi, je ne t'oublierai pas. » (Is 49.15). Cette invitation à la confiance dans l'amour indéfectible de Dieu est exprimée dans la page, si suggestive, de l'Évangile de Matthieu, où Jésus exhorte ses disciples à avoir confiance en la providence du Père céleste, qui nourrit les oiseaux du ciel et habille les lis des champs, et connaît chacune de nos nécessités (cfr 6.24-34). Ainsi s'exprime le Maître : « Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : 'Qu'allons-nous manger ?' ou bien : 'Qu'allons-nous boire ? ' ou encore : 'Avec quoi nous habiller . Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin ».

Face à la situation de beaucoup de personnes, proches et lointaines, qui vivent dans la misère, ce discours de Jésus pourrait apparaître peu réaliste, voire évasif. En réalité, le Seigneur veut faire comprendre avec clarté qu'on ne peut pas servir deux maîtres : Dieu et la richesse. Celui qui croit en Dieu, le Père plein d'amour pour ses enfants, met à la première place la recherche de son Royaume, de sa volonté. Et cela est vraiment le contraire du fatalisme ou d'un irénisme naïf. La foi en la Providence, en effet, ne dispense pas de la lutte inlassable pour une vie digne, mais libère de l'inquiétude pour les choses et de la peur du lendemain. Il est clair que cet enseignement de Jésus, tout en restant toujours vrai et valable pour tous, est pratiqué de manières différentes selon les différentes vocations : un moine franciscain pourra le suivre de manière plus radicale, tandis qu'un père de famille devra tenir compte de ses devoirs envers sa femme et ses enfants. En tout cas, cependant, le chrétien se distingue par la confiance absolue dans le Père céleste, comme cela l'a été pour Jésus. C'est justement la relation avec Dieu le Père qui donne un sens à toute la vie du Christ, à ses paroles, à ses gestes de salut, jusqu'à sa passion, sa mort et sa résurrection. Jésus nous a montré ce que signifie vivre avec les pieds bien à plat par terre, attentifs aux situations concrètes de son prochain, et en même temps en gardant toujours son cœur au Ciel, immergé dans la miséricorde de Dieu.

Chers amis, à la lumière de la Parole de Dieu de ce dimanche, je vous invite à invoquer la Vierge Marie avec le titre de Mère de la divine Providence. C'est à elle que nous confions notre vie, le chemin de l'Église, les événements de l'histoire. Invoquons en particulier son intercession afin que nous tous apprenions à vivre selon un style plus simple et sobre, dans notre activité quotidienne et dans le respect de la création, que Dieu a confiée à notre protection.

Le Saint-Père s'adresse aux pèlerins francophones

Alors que la solitude est une épreuve pour de nombreuses personnes, la liturgie nous rappelle aujourd’hui, chers pèlerins francophones, que Dieu ne nous oublie pas et que nous avons du prix à ses yeux. Puissions-nous acquérir un regard capable de discerner sa présence au cœur de notre vie ! Car rechercher le Royaume de Dieu nous libère de la peur du lendemain et nous ouvre à la confiance et à l’espérance qui ne déçoit point. Je vous invite à être pour ceux qui vous entourent les témoins de l’amour de Dieu, plus tendre que celui d’une mère pour son enfant, et à prier pour que la justice et le dialogue l’emportent sur le profit et la violence. A tous, je souhaite un bon dimanche !

Source www.vatican.va -
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Angelus de Benoît XVI : Dieu nous libère du péché

Message  lily le Lun 14 Mar 2011 - 23:07




Le pape Benoît XVI

Angelus de Benoît XVI : Dieu nous libère du péché
Le 13 mars 2011 - ESM- Premier Angelus consacré au Carême ce midi place St Pierre par le pape Benoît XV qui a annoncé le début des Exercices spirituels de la Curie à partir de ce soir.

Paroles du Saint-Père avant la prière de l'Angelus
Chers frères et sœurs !

Nous voici au premier dimanche de Carême, ce Temps liturgique de quarante jours qui constitue dans l'Eglise un itinéraire spirituel de préparation à Pâques. Il s'agit en substance de suivre Jésus qui se dirige résolument vers la Croix, sommet de sa mission de salut. Si nous nous demandons : pourquoi le Carême ? pourquoi la Croix ?, la réponse, en termes radicaux, est celle-ci : parce que le mal existe, et même le péché qui, selon les Ecritures, est la cause profonde de tout mal. Mais cette affirmation n'est pas tout à fait acquise, et ce mot de « péché » n'est pas accepté par beaucoup, parce qu'il présuppose une vision religieuse du monde et de l'homme. En effet, c'est vrai : si on élimine Dieu de l'horizon du monde, on ne peut pas parler de péché. Comme quand le soleil se cache, les ombres disparaissent ; l'ombre n'apparaît que s'il y a le soleil ; ainsi l'éclipse de Dieu comporte nécessairement l'éclipse du péché. C'est pourquoi le sens du péché - qui est très différent du « sentiment de culpabilité » comme l'entend la psychologie - s'acquiert en retrouvant le sens de Dieu. C'est ce qu'exprime le psaume Miserere, attribué au roi David à l'occasion de son double péché d'adultère et d'homicide : « Contre toi - dit David en s'adressant à Dieu - toi seul, j'ai péché » (Ps.51,6). Face au mal moral, l'attitude de Dieu est celle de s'opposer au péché et de sauver le pécheur. Dieu ne tolère pas le mal parce qu'il est Amour, Justice, Fidélité ; c'est justement pour cela qu'il ne veut pas la mort du pécheur, mais qu'il se convertisse et qu'il vive. Pour sauver l'humanité, Dieu intervient : nous le voyons dans toute l'histoire du peuple juif, à partir de la libération d'Egypte. Dieu est déterminé à libérer ses enfants de l'esclavage pour les conduire à la liberté. Et l'esclavage le plus grave et le plus profond est justement celui du péché. C'est pourquoi Dieu a envoyé son Fils dans le monde : pour libérer les hommes de la domination de Satan, « origine et cause de tout péché ». Il l'a envoyé dans notre chair mortelle pour qu'il devienne victime d'expiation, en mourant pour nous sur la croix. Le Diable s'est opposé de toutes ses forces à ce plan de salut définitif et universel, comme le démontre en particulier l'Evangile des tentations de Jésus dans le désert, qui est proclamé chaque année le premier dimanche de Carême. En effet, entrer dans ce temps liturgique signifie chaque fois se mettre du côté du Christ contre le péché, affronter - comme individu ou comme Eglise - le combat spirituel contre l'esprit du Mal (Mercredi des Cendres, Oraison Collecte). Invoquons donc l'aide maternelle de la Très Sainte Vierge Marie pour ce chemin de Carême commencé depuis peu, pour qu'il soit riche de fruits de conversion. Je demande pour moi et mes collaborateurs de la Curie romaine un souvenir spécial dans la prière, alors que nous commencerons ce soir la semaine des Exercices spirituels.

Après l'Angelus

Après la prière de l'Angélus, le pape a adressé ce message en italien :
Chers frères et sœurs,
Les images du tremblement de terre tragique et du tsunami qui a suivi au Japon nous ont tous fortement impressionnés. Je désire renouveler ma proximité spirituelle aux chères populations de ce pays qui, avec dignité et courage, font face aux conséquences de ces catastrophes. Je prie pour les victimes et pour leurs proches, et pour tous ceux qui souffrent à cause de ces événements terribles. J'encourage tous ceux qui, avec une rapidité louable, s'engagent pour porter secours. Restons unis dans la prière. Le Seigneur est proche de nous !
(Trad. ZF11031301)

Le Saint-Père s'adresse aux pèlerins francophones
Je salue cordialement les pèlerins francophones. Chers amis, l’évangile de ce dimanche éclaire notre condition terrestre. Il nous appelle à prendre conscience de notre fragilité pour accueillir la grâce qui nous libère du péché. La foi chrétienne implique le combat contre le Tentateur toujours à l’œuvre. Reconnaissons humblement nos tentations et apprenons de Jésus comment y résister, par la prière, le jeûne et le partage. Sorti vainqueur de cette lutte, le Christ ouvre notre cœur à l’espérance. Il nous conduit à la victoire sur les séductions du Mal et à la liberté qui est obéissance à sa Parole. Que la Vierge Marie nous accompagne durant ce Carême ! Bon dimanche à tous !
Sources : www.vatican.va - E.S.M.
© Copyright 2011 du texte original - 13.03.2011 - T/Angelus

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Angelus de Benoît XVI : La Transfiguration,révélation de la divinité de Jésus

Message  lily le Mar 22 Mar 2011 - 16:21




Angelus de Benoît XVI : La Transfiguration, révélation de la divinité de Jésus

Paroles du Saint-Père avant la prière de l'Angelus

Chers frères et sœurs,
Je remercie le Seigneur qui m'a donné de vivre ces derniers jours une retraite spirituelle, et je suis également reconnaissant à ceux qui m'ont été proches par la prière. Ce deuxième dimanche de carême est appelé dimanche « de la Transfiguration », parce que l'Evangile raconte ce mystère de la vie du Christ. Après avoir annoncé sa passion à ses disciples, Jésus « prend avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmène à l'écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière »
(Mt 17, 1-2). Pour les sens, la lumière du soleil est la plus intense que l'on connaisse dans la nature, mais pour l'esprit, les disciples virent, pendant un bref moment, une splendeur encore plus intense, celle de la gloire divine de Jésus, qui éclaire toute l'histoire du salut. Saint Maxime le Confesseur affirme que « les vêtements devenus blancs portaient le symbole des paroles de l'Ecriture Sainte, qui devenaient claires et transparentes et lumineuses »

L'Evangile dit qu'aux côtés de Jésus transfiguré,
« apparurent Moïse et Élie, qui s'entretenaient avec lui » (Mt 17,3) ; Moïse et Élie, figures de la Loi et des prophètes. Ce fut alors que Pierre, en extase, s'exclama :
« Seigneur, il est heureux que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie » (Mt 17,4). Mais saint Augustin commente en disant que nous avons une seule demeure : le Christ ; lui, « est la Parole de Dieu, Parole de Dieu dans la Loi, Parole de Dieu dans les Prophètes » En effet, le Père lui-même proclame : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis tout mon amour ; écoutez-le ! » La Transfiguration n'est pas un changement de Jésus, mais c'est la révélation de sa divinité, « l'intime compénétration de son être de Dieu, qui devient pure lumière. Dans son être un avec le Père, Jésus lui-même est Lumière née de la Lumière »
Joseph Ratzinger-Benoît XVI, Jésus de Nazareth, 2007).
En contemplant la divinité du Seigneur, Pierre, Jacques et Jean sont préparés à affronter le scandale de la Croix, comme on le chante dans une hymne ancienne :
« Tu t'es transfiguré sur la montagne, et, autant qu'ils en étaient capables, tes disciples ont contemplé ta Gloire, Christ Dieu afin que lorsqu'ils Te verraient crucifié, ils comprennent que ta passion était volontaire et qu'ils annoncent au monde que Tu es vraiment le rayonnement du Père » (Liturgie byzantine, Kontakion de la fête de la Transfiguration).


Chers amis,
nous participons nous aussi à cette vision, et à ce don surnaturel, en donnant de la place à la prière et à l'écoute de la
Parole de Dieu. En outre, spécialement en ce temps de carême, je vous exhorte, comme l'écrit le serviteur de Dieu Paul VI, à « répondre au précepte divin de la pénitence par quelque acte volontaire en dehors des renoncements imposés par le poids de la vie quotidienne » (Constitution apostolique « Pænitemini », 17 février 1966, III, c: AAS 58 [1966], La Documentation Catholique, n. 1466, 6 mars 1966, col. 385-403). Invoquons la Vierge Marie, afin qu'elle nous aide à écouter et à suivre toujours le Seigneur Jésus, jusqu'à la passion et la croix, pour participer aussi à sa gloire.

APRES L'ANGELUS
Ces derniers jours, les nouvelles préoccupantes qui arrivent de Libye ont fait naître aussi en moi une vive inquiétude et des craintes. J'ai prié le Seigneur particulièrement pour cela pendant cette semaine des Exercices spirituels.
Je suis à présent les derniers événements avec une grande appréhension, je prie pour ceux qui sont touchés par la situation dramatique de ce pays et j'adresse un appel pressant à ceux qui ont des responsabilités politiques et militaires, afin qu'ils aient avant tout à cœur l'intégrité physique et la sécurité des citoyens et qu'ils garantissent l'accès aux secours humanitaires. Je désire assurer à la population ma proximité ému et je demande à Dieu qu'un horizon de paix et de concorde se lève au plus vite sur la Libye et sur toute la région d'Afrique du nord.


Le Saint-Père s'adresse aux pèlerins francophonesChers pèlerins francophones, en ce dimanche, l’Évangile nous rapporte l’événement de la transfiguration de Jésus. Comme les disciples, quittons la rumeur du quotidien. Plongeons-nous dans la présence de Dieu Trinité qui donne sens à notre existence. Accueillons sa lumière ! Elle nous éclaire pour discerner le bien et le mal. Elle nous invite à la conversion du cœur pour nous libérer de l’égoïsme et de l’orgueil. Et ainsi notre volonté de vivre selon la grâce reçue au Baptême s’affermira. Que la Vierge Marie nous apprenne à collaborer pleinement, comme elle, au mystère de la Rédemption ! Je vous bénis de grand cœur ainsi que vos familles, particulièrement celles qui connaissent l’insécurité et la violence.

Sources : www.vatican.va -
© Copyright 2011 du texte original - 20.03.2011 - T/Angelus

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Angelus de Benoit :Jesus nous attend pour parler a notre coeur

Message  lily le Jeu 31 Mar 2011 - 3:15




Angelus de Benoît XVI :
Jésus nous attend pour parler à notre cœur


Le 27 mars 2011 - E. S. M. - A son retour des Fosses Ardéatines, à Rome, où Benoît XVI s'est recueilli sur la tombe des 335 victimes du massacre perpétré par des SS en mars 1944, le pape a récité, ce dimanche, la prière de l'angélus depuis la fenêtre de son bureau, place Saint-Pierre.
Nous publions ci-dessous le texte intégral de son allocution.
Paroles du Saint-Père avant la prière de l'Angelus
Chers frères et sœurs !
Ce 3e dimanche de Carême est caractérisé par le célèbre dialogue de Jésus avec la Samaritaine, raconté par l'évangéliste Jean. Cette femme se rendait chaque jour à un ancien puits remontant au patriarche Jacob pour y puiser de l'eau, et ce jour-là, elle y trouva Jésus, assis, « fatigué par la marche » (Jn 4,6). Saint Augustin commente : « Ce n'est pas pour rien que Jésus se fatigue... La force du Christ t'a créé, la faiblesse du Christ t'a recréé... Par sa force il nous a créé, par sa faiblesse il est venu nous chercher... »
(In Ioh. Ev., 15, 2). La fatigue de Jésus, signe de son humanité véritable, peut être vue comme un prélude de la passion, par laquelle il a porté à son accomplissement l'œuvre de notre rédemption. En particulier, dans la rencontre avec la Samaritaine au puits, émerge le thème de la ‘soif' du Christ, qui culmine dans le cri sur la croix : « J'ai soif » (Jn 19, 28). Cette soif, comme la fatigue, a certainement une base physique. Mais Jésus, comme le dit encore Augustin, « avait soif de la foi de cette femme » (In Ioh. Ev. 15, 11), comme de la foi de nous tous. Dieu le Père l'a envoyé pour assouvir notre soif de vie éternelle, en nous donnant son amour, mais pour nous faire ce don, Jésus demande notre foi. La toute puissance de l'Amour respecte toujours la liberté de l'homme ; elle frappe à son cœur et attend sa réponse avec patience. Dans la rencontre avec la Samaritaine, on distingue le symbole de l'eau au premier plan, qui fait clairement allusion au sacrement du baptême, source d'une vie nouvelle pour la foi dans la Grâce de Dieu. Cet Evangile, en effet, - comme je l'ai rappelé dans la catéchèse du mercredi des Cendres -, fait partie de l'ancien parcours de préparation des catéchumènes à l'initiation chrétienne qui se déroulait pendant la grande veillée de la nuit de Pâques. « Qui boira de l'eau que je lui donnerai - dit Jésus - n'aura plus jamais soif. L'eau que je lui donnerai deviendra en lui source d'eau jaillissant en vie éternelle » (Jn 4,14). Cette eau représente l'Esprit Saint, le « don » par excellence que Jésus est venu apporter de la part de Dieu le Père. Qui renaît de l'eau et de l'Esprit Saint, c'est-à-dire dans le Baptême, entre dans une relation réelle avec Dieu, une relation filiale, et peut l'adorer « en esprit et en vérité » (Jn 4,23.24), comme le révèle encore Jésus à la Samaritaine. Grâce à la rencontre avec Jésus-Christ et au don de l'Esprit Saint, la foi de l'homme atteint son accomplissement, comme réponse à la plénitude de la révélation de Dieu.
Chacun de nous peut s'identifier à la femme Samaritaine : Jésus nous attend, spécialement en ce temps de Carême, pour parler à notre, à mon cœur. Arrêtons nous un moment en silence, dans notre chambre, ou dans une église, ou dans un lieu isolé. Ecoutons sa voix qui nous dit : « Si tu savais le don de Dieu... ». Que la Vierge Marie nous aide à ne pas manquer ce rendez-vous dont dépend notre bonheur véritable.

APRES L'ANGELUS
Après la prière de l'Angélus, le pape a adressé cet appel en italien :

Face aux nouvelles, toujours plus dramatiques, qui proviennent de la Libye, je suis de plus en plus inquiet pour la sécurité de la population civile et mon appréhension grandit pour le développement de la situation, marquée aujourd'hui par l'utilisation des armes. En ces moments de grande tension, il est urgent de recourir à tous les moyens dont dispose l'action diplomatique et de soutenir aussi le plus petit signal d'ouverture et de volonté de réconciliation entre tous les pays impliqués dans la recherche de solutions pacifiques et durables.
Dans cette perspective, alors que j'élève au Seigneur ma prière pour un retour à la paix en Libye et dans toute la région nord africaine, j'adresse un appel aux organismes internationaux et à tous ceux qui ont des responsabilités politiques et militaires, pour la mise en route d'un dialogue qui suspende l'utilisation des armes.

Ma pensée va enfin aux autorités et aux citoyens du Moyen-Orient où des épisodes de violence ont eu lieu ces derniers jours, pour que là aussi la voie du dialogue et de la réconciliation soit privilégiée dans la recherche d'une coexistence juste et fraternelle. (Trad. ZF1103270)

"Nouvel appel de Benoît XVI en faveur de l’ouverture immédiate d’un dialogue en Lybie "

Le Saint-Père s'adresse aux pèlerins francophones
En ce dimanche, chers pèlerins francophones, Jésus se présente à nous comme un mendiant : « Donne-moi à boire ! ». Prenons le temps d’écouter son appel. Saurons-nous, comme la Samaritaine, Le reconnaître comme l’unique source de vie qui répond à la quête profonde de l’homme ? Oui, seule l’eau qu’Il donne peut étancher notre soif de bien, de vérité, de beauté ! Laissons de côté l’idolâtrie du bien-être matériel et de l’éphémère qui laisse le cœur inquiet et vide. Soyons attentifs et accueillants aux besoins des autres pour partager avec eux. Chers amis, en donnant plus de temps à la prière, puissions-nous être des adorateurs en esprit et en vérité et des témoins joyeux du Dieu vivant ! Avec ma bénédiction pour vous et pour vos familles !
Sources : www.vatican.va ESM

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confions à Marie l'Assemblée synodale

Message  lily le Lun 9 Mai 2011 - 0:13




Regina Cæli de Benoît XVI dans le parc Giuliano à Venise

Le 08 mai 2011 - E. S. M. - Voici le texte des paroles prononcées par le pape Benoît XVI avant la prière du Regina Cæli, ce dimanche, à l'issue de la messe célébrée en présence de quelque 300 000 fidèles dans le parc Giuliano, à Mestre (Venise), dans le cadre du voyage du pape dans le Nord-est de l'Italie.
Chers frères et soeurs !
Au terme de cette célébration eucharistique solennelle, nous tournons notre regard vers Marie, Regina Caeli. Au matin de Pâques, elle est devenue la Mère du Ressuscité et son union avec Lui est tellement profonde que là où le Fils est présent, sa Mère ne peut pas ne pas l'être. En ces lieux splendides, don et signe de la beauté de Dieu, combien de sanctuaires, d'églises et de chapelles sont dédiés à Marie ! En Elle se reflète le visage lumineux du Christ. Si nous la suivons docilement, la Vierge nous conduit à Lui. En ces jours du Temps pascal, laissons-nous conquérir par le Christ ressuscité. C'est en Lui que commence le monde nouveau d'amour et de paix qui constitue l'aspiration profonde de chaque cœur humain . Que le Seigneur vous accorde, à vous, habitants de ces terres riches d'une longue histoire chrétienne, de vivre l'Evangile sur le modèle de l'Eglise naissante, dans laquelle « la multitude des croyants n'avait qu'un cœur et qu'une âme »
(Ac 4, 32).
Invoquons la très sainte Vierge Marie qui a soutenu les premiers témoins de son Fils dans la prédication de la Bonne Nouvelle, pour qu'elle soutienne aussi les efforts apostoliques des prêtres ; fasse fructifier le témoignage des religieux et des religieuses ; anime l'œuvre quotidienne des parents dans la première transmission de la foi à leurs enfants ; éclaire la route des jeunes afin qu'ils marchent, confiants, sur le chemin tracé par la foi des pères ; comble d'une espérance inébranlable le cœur des personnes âgées ; réconforte par sa proximité les malades et toutes les personnes souffrantes ; renforce l'œuvre des nombreux laïcs qui collaborent activement à la nouvelle évangélisation, dans les paroisses, les associations comme l'Action catholique si bien enracinée et présente ici, dans les Mouvements qui, avec la diversité de leurs charismes et de leur action, sont un signe de la richesse du tissu ecclésial - je pense au Mouvement des Focolari, à Communion et Libération ou au Chemin Néocatéchuménal, pour n'en citer que quelques uns. Je vous encourage tous à travailler avec un véritable esprit de communion dans cette grande vigne dans laquelle le Seigneur nous a appelés à œuvrer. Marie, Mère du Ressuscité et de l'Eglise, prie pour nous

Sources : www.vatican.va
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