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La joie d'être prêtre

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La joie d'être prêtre

Message  maryline le Mer 10 Fév 2010 - 20:05


La joie d’être prêtre

10 février A l’occasion de l’année sacerdotale, six prêtres du diocèse de Coutances et Avranches témoignent : LA JOIE D'ÊTRE PRÊTRE envoyé par arcencielprod.

2009-2010 : une année sacerdotale
voir ici : http://www.eglise.catholique.fr/actualites-et-evenements/dossiers/annee-sacerdotale/2009-2010-une-annee-sacerdotale.html

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La joie d'être prêtre

Message  alice le Dim 21 Fév 2010 - 6:45


La joie d’être prêtre – À la suite du Curé d’Ars


Le recueil des conférences va consoler tous ceux – prêtres, mais aussi laïcs – qui n’ont pu participer à la retraite des prêtres à Ars l’an dernier, et qui le regrettent. À juste titre, au vu de sa richesse.




Voici les six enseignements donnés par le cardinal Schönborn lors de la retraite qui a rassemblé à Ars quelque mille deux cents prêtres du monde entier en septembre dernier. Leur sont adjointes les conférences du cardinal Hummes, préfet de la Congrégation pour le clergé, de Mgr Bagnard, évêque de Belley-Ars et du Père Jean Caratgé, prêtre du diocèse de Toulouse et modérateur de la Société Jean-Marie-Vianney.


Les thèmes choisis rejoignent chaque prêtre dans sa vocation et ses préoccupations : la vocation sacerdotale et la joie d’être prêtre, la miséricorde et le Curé d’Ars, qui en est le témoin, la prière, l’Eucharistie, la mission, Marie, la grâce d’Ars. Mais ils interpellent plus largement tous les membres du « peuple sacerdotal des baptisés », qui sont invités à se plonger dans ces enseignements.

D’autant qu’ils sont admirables. Le cardinal Schönborn y apparaît non seulement comme théologien hors pair et pasteur ayant charge d’âmes, mais comme un père proche de ses enfants, n’hésitant pas à partager avec eux sa propre expérience. Ce dominicain familier du Carmel cite abondamment Thérèse de Lisieux. Son chapitre sur « Marie et les prêtres » est un vrai bijou. Les trois autres conférences, chacune dans son genre, méritent aussi hautement qu’on les lise.
L’ensemble fait de ce livre un cadeau lumineux offert à l’Église toute entière, en cette année d’exception.


Élisabeth de Baudoüin
http://www.famillechretienne.fr/.../la-joie-detre-pretre-a-la-suite-ducure-dars_c6_s312_ss315_d55650.html -

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Re: La joie d'être prêtre

Message  alice le Dim 21 Fév 2010 - 6:54


LA JOIE D'ETRE PRETRES









Les 27 et 28 janvier 2004, les prêtres de moins de dix années d'ordination ont été invités à l'Abbaye Notre-Dame de Scourmont, à Forges. Selon une tradition mise en route par Mgr Huard, c'est en effet chaque année au mois de janvier que l'Évêque et son conseil partagent le souci de la mission de l'Église avec les prêtres récemment ordonnés. Mgr Harpigny a proposé aux dix-neuf prêtres ordonnés après 1993, une série de réflexions afin de susciter une évaluation personnelle.

En voici quelques extraits.


La source de notre réponse personnelle


À l'appel au ministère presbytéral



Nous savons que tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu, qui sont appelés selon son dessein (Rm 8, 28).

A certains moments de sa vie, il est bon de faire une anamnèse afin de retrouver le lieu où le Seigneur nous a appelés. En parcourant les étapes de la perception de l'appel, nous entrons progressivement dans l'action de grâce. Regardons : le lieu où nous avons reçu la vie ; le lieu où nous avons grandi ; les premières expériences spirituelles : écoute du Père, rencontre du Christ, accueil de l'Esprit Saint, expérience de l'Eglise ; les témoins qui nous ont marqués ; les crises par les­quelles nous sommes passés ; la période, le jour où le premier appel a été perçu (qui était présent ? qui nous a écoutés ? à qui l'avons-nous confié ?) ; la période au cours de laquelle notre décision a été prise.

Après avoir été acceptés au séminaire, nous avons reçu une lon­gue formation. Regardons ce que les formateurs ont cherché à ouvrir en nous.

Les souffrances du temps présent sont sans proportion avec la gloire qui doit être révélée en nous (Rm 8, 18).

Tout d'abord, l'initiation à la vie de prière, à la vie spirituelle : un contact immédiat, paisible, avec Dieu, grâce à la lecture de la Bible ; l'initiation à la liturgie ; l'initiation à la liturgie des heures ; la liturgie eucharistique ; la pratique de l'oraison ; l'initiation à la célébration du sacrement de la réconciliation ; la lecture spirituelle ; l'adoration du Saint-Sacrement ; la décou­verte de courants de la vie spirituelle ; la retraite annuelle d'une semaine ; les temps d'arrêt au cours de l'année pour je retirer et prier ; la prière du chapelet.

Si quelqu'un n 'a pas L'Esprit du Christ, il ne Lui appartient peu (Rm 8, 9).

Ensuite, les étapes de la maturation de la vie affective, en vue d'une unification intérieure. Des questions claires ont été for­mulées : qui suis-je ? de quoi suis-je fait ? quelles sont les rela­tions qui me construisent, les relations qui me troublent, les relations qui me rendent heureux, les relations qui m'oppri­ment. Nous avons mieux perçu les étapes de la croissance de la maîtrise de la vie sexuelle, la découverte du célibat comme don de Dieu, les choix que nous avons été amenés à poser pour cor­respondre au don du célibat, la découverte de notre personna­lité profonde, la découverte de nos faiblesses, de nos fragilités, des impasses parfois où nous nous sommes arrêtés. Où joue la fidélité à l'appel perçu ? Suis-je heureux ? Suis-je en paix ? Ma conscience me reproche-t-elle quelque chose dont je n'ose pas parler, même à moi-même ? A qui ai-je parlé en vérité de moi-même ? Quelle est mon attitude profonde face à Dieu qui me juge, qui me propose la sainteté, qui m'appelle à la conversion ?

C'est un Devoir pour noué) Les forts, de porter L'infirmité des faibles et de ne pas rechercher ce qui nous plaît (Rm 15, 1).

Les formateurs ont beaucoup insisté sur la vie communautaire, la vie sociale, l'être-ensemble. Lorsque je suis dans un groupe, comment est-ce que je me situe ? Suis-je heureux d'être avec d'autres ? De quoi ai-je peur ? De qui ai-je peur ? Est-ce que je corresponds à mon âge ? Ai-je pris de réelles responsabilités dans un groupe ? Suis-je conscient de ce que le groupe attend de moi ? Suis-je au service ou le groupe est-il à mon service ? Quelle est la qualité principale qui se manifeste à partir de moi, quand je suis dans un groupe ? Quel est le défaut, quelle est la fragilité qui se manifestent à partir de moi, quand je suis dans un groupe ? Puis-je écouter quelqu'un, un groupe ? Puis-je parler à quel­qu'un, à un groupe ?

Depuis La création du monde, Les perfections invisibles de Dieu,éternelle puissance et divinité, sont visibles dans ses œuvres pour l'intelligence (Rm 1, 20).

Beaucoup de temps a été consacré au développement de nos facultés intellectuelles. Ai-je pris la mesure de la formation de la raison, grâce à la philosophie, aux autres sciences humaines ? Suis-je ouvert aux formes diverses de la réflexion ? Avec qui en ai-je déjà parlé ? Comment est-ce que je réagis quand je suis en présence de formes de pensée que je ne partage pas ? Quelle est ma forme de pensée ? Est-ce que je nourris ma capacité de réflexion par des lectures, des sessions, des débats ? Ai-je pris la mesure de la formation théologique grâce à l'exégèse, aux divers secteurs de la théologie ? Avec qui en ai-je déjà parlé ? Ai-je déjà une forme de synthèse théologique ? Est-ce que je nourris ma formation théologique par des lectures, des sessions, des débats ? Ai-je le souci du développement de la culture : la littérature, le cinéma, la musique, la danse, la peinture, la sculp­ture, etc. Combien de musées ai-je visités en 2003 ?

Je n 'oserais rien mentionner, sinon ce que Christ a fait par moi pour conduire les païens à 'obéissance, par la parole et par l'action,par la puissance des signée et des prodiges, par la puissance de l'Esprit (Rm 15, 18-19).

Enfin, les formateurs ont ouvert pour nous les diverses dimen­sions de la vie pastorale. Durant le temps de la formation, on m'a fait toucher un peu à tout. Avec qui en ai-je parlé sérieuse­ment ? Qu'est-ce qui m'a rendu heureux dans l'initiation à la pastorale ? Est-ce que je me suis documenté sur le diocèse, l'Eglise universelle ? Quels sont les prêtres qui sont pour moi des modèles ? Quels sont les diacres, les animateurs en pasto­rale, les laïcs qui sont pour moi des modèles, des personnes avec qui je peux parler, avec qui je peux découvrir la mission de l'Eglise ? Ai-je une vue synthétique de la mission de l'Eglise ?

Au cours de la formation, nous avons rédigé des demandes pour le premier engagement, le service de la Parole, le service de l'eucharistie, le diaconat, le presbytérat. Qu'est-ce qui m'a poussé à formuler ces demandes ? Avec qui en ai-je parlé ? Qu'est-ce qui m'a été dit afin de progresser ? Est-ce bien le dio­cèse de Tournai que j'ai choisi, en réponse à un appel ? Com­ment ai-je vécu ces moments, ces étapes ?



Le déploiement de l'exercice du ministère presbytéral

Prophètes et prêtres parcourent le pays sans plus rien comprendre (Jr 14, 18).

Aussitôt après l'ordination au ministère diaconal ou au minis­tère presbytéral, nous avons ressenti la joie profonde qui est un don de l'Esprit et nous avons reçu avec confiance une mission confiée par l'Evêque au service d'un ensemble de paroisses, au service d'un aspect important de la mission de l'Eglise dans tel ou tel domaine. Quelques-uns ont reçu la mission de poursuiv­re des études.

Regardons comment nous avons vécu ces premières années de l'exercice du ministère presbytéral.

Ce qui frappe au premier abord, c'est le fait d'être laissé à soi-même : découverte du lieu où on est nommé, habitation, ryth­me des repas, rythme des temps de repos, vacances annuelles, relations avec la famille et avec les amis, santé, solitude, tâche très floue, prestations obligatoires (liturgie), bien souvent pour des personnes âgées, ressources financières insuffisantes. Avec qui en avons-nous parlé ? Il arrive que les réalités fondamenta­les pour nourrir l'exercice du ministère soient laissées de côté : prière, liturgie des heures, sacrement de la réconciliation, retraite annuelle, accompagnateur spirituel.

Au cours des premières années, nous recevions également des directives des responsables de la pastorale. Face au discours offi­ciel, comment avons-nous réagi ? Trop de projets en sens divers ? Divergences d'opinions émanant de doyens, de con­frères ? Difficultés de dialoguer avec certains laïcs, peu au cou­rant des spécificités de la vie d'un prêtre, ou même parfois très éloignés de la vie de l'Eglise ? Où s'informer ? Accepter le modèle sociologique de l'offre et de la demande pour les sacre­ments ? Avons-nous privilégié les contacts avec les jeunes ?

Outre les directives émanant du diocèse, il y a également des pro­positions pastorales venant des responsables de l'Eglise univer­selle. Comment nous situons-nous face aux discours du pape, aux programmes des évêques, aux avancées énormes dans d'au­tres continents, alors que, chez nous, c'est parfois le désert ?

Au bout de quelques années, nous sommes frappés par l'aspect répétitif de la pastorale, avec, parfois, le surgissement de quelques rancœurs : c'est chaque année la même chose, de plus en plus d'administration, de moins en moins d'argent. A quoi est-ce que je sers finalement ? Qui suis-je ? Qui me prend en considération ?

Pour quelques-uns d'entre nous, une crise est apparue, posant des questions nouvelles par rapport au temps du séminaire. Est-ce que je me suis trompé ? Est-ce que les responsables m'ont trompé ? Est-ce que je perçois encore ma mission ? Ai-je vraiment perdu la soif spirituelle ? Avec qui en parler ? N'ai-je pas pris des habitudes qui m'empêchent de faire des nouveaux choix ?

Même s'il n'y a pas eu de crise, tous, nous avons cherché des lieux où nous pouvions prendre la mesure de l'Évangile. Dans toute vie, il y a des moments où on se rend compte qu'on ne s'est pas trompé, que d'autres ne nous ont pas trompés. Quels sont ces moments ? A une certaine étape, on espère tout des responsables (évêque, etc.) et on va leur raconter ce que l'on vit. Souvent, un chemin nouveau s'ouvre. Et on redécouvre la joie des commencements. Ce qui était à la source de l'appel ; ce qui avait été découvert avec joie au séminaire ; les premières expériences où on a senti qu'on nous faisait confiance ; les pre­mières grosses responsabilités qu'on nous a confiées. C'est ici que vient la relecture de sa vie, et la possibilité de faire de nou­veaux choix. Suis-je heureux de partager avec des pauvres ? Suis heureux d'annoncer la foi qui me transforme en être nou­veau, libre, heureux de croire ? Suis-je heureux de célébrer avec de vrais croyants ? Suis-je heureux de susciter de nou­veaux services pour tel ou tel groupe ? Suis-je heureux de m'ar­rêter une demi-heure, pour écouter Dieu, lire la Bible, prier, attendre que Dieu vienne me visiter ? Suis-je heureux de rece­voir des membres de la famille, des amis, des confrères ? C'est l'occasion de faire une évaluation pour prendre un nouveau départ. Avec qui puis-je faire l'évaluation ?


Un nouveau commencement



« Nous voulons aller avec vous, car nous l'avons appris : Dieu est avec vous » (Za 8, 25)

Bien souvent, il devient possible d'entrer dans la mission de l'Église avec des yeux neufs. Au-delà des déceptions, des incompréhensions de la part des responsables, on retrouve une identité personnelle qui est unique, et on se sent solidaire d'au­tres prêtres qui ont traversé l'épreuve.

C'est à ce moment-là que nous redécouvrons que le but de la vie n'est pas de remplir un agenda, ni d'être fatigué, ni de courir partout. Sommes-nous des pasteurs qui voient l'ensemble de la mission de l'Eglise ou des aumôniers qui répondent à tous les appels ?

La mission de l'Église se discerne avec d'autres, l'évêque en particulier. Les orientations changent au fur et à mesure des circonstances et, en même temps, c'est toujours la même mission, en trois axes : annoncer le Christ ; célébrer les mystères du Christ ; servir comme le Christ. A qui s'adressent ces trois axes ? A tous, en Belgique et dans le monde entier, en distin­guant, d'un côté, les communautés qui nous sont confiées et, d'un autre côté, toutes sortes de gens, de groupes qui ne sont pas chrétiens.

Or, bien vite, nous avons l'impression d'être noyés : par où commencer, puisque tout est préétabli ? Nous avons l'impres­sion qu'on ne nous demande pas notre avis. Avec qui travailler à la mission de l'Eglise ? Beaucoup en sont incapables, et si peu partagent notre point de vue. Avec qui parlons-nous sérieuse­ment pour faire des projets ? La démarche Renaissance est sou­vent l'occasion de prier, de réfléchir ensemble, face à l'avenir, pour mieux préciser les axes de la mission de l'Eglise. De plus, il y a eu des insistances : jeunes adultes ; lieux de partage de la vie et de la Parole de Dieu. Par ailleurs, il y a une mise en valeur de quantité de secteurs qui, au fil du temps, ont été confiés à des laïcs, bien souvent eux aussi laissés à eux-mêmes, et qui comportent des aspects pesants : les finances, l'adminis­tration, la catéchèse, la liturgie.


Un discernement s'impose dans quelques domaines



Sommes-nous prêts à discerner avec d'autres les critères d'ecclésialité d'une communauté chrétienne quand on a plusieurs paroisses, quelques mouvements, des groupes de jeunes, des groupes de personnes âgées ?

Sommes-nous prêts à discerner avec d'autres les critères de l'évangélisation quand on cherche à contacter des nouveaux : sommes-nous prêts à aller là où les gens vivent ? Pour les per­sonnes qui demandent les sacrements de l'initiation chrétienne, sommes-nous des prêtres qui accompagnent avec d'autres ou des propriétaires ?

Sommes-nous prêts à discerner avec d'autres les critères de la célébration : sommes-nous là pour célébrer le groupe ou pour célébrer le mystère du Christ ? N'avons-nous pas laissé tomber les bras dans le domaine si important de la liturgie, de la célé­bration ?

Sommes-nous prêts à discerner avec d'autres les critères du service, de la mission de l'Église à l'égard des pauvretés, de l'en­seignement, des soins de santé, des jeunes, etc. ?

Avons-nous approfondi les lettres des évêques de Belgique : Envoyés pour servir, 2002 ; Envoyée pour annoncer, 2003 ?
Des directives s'imposent dans quelques domaines



Avec le conseil épiscopal, le conseil presbytéral, le collège des doyens principaux et bien d'autres instances, il me revient d'évaluer les domaines qui suscitent des interrogations depuis de nombreuses années. Au fur et à mesure où se dégagent des directives qui peuvent nous aider à mieux exercer les différents axes de la mission de l'Église, je promets de les prendre sans tarder. Les domaines où des questions sont posées sont, pour le moment : les sacrements (notamment l'assemblée dominicale eucharistique — nombre ; lieux ; moments) et les funérailles ; le lieu d'habitation des prêtres ; l'évaluation et le ressourcement personnels des prêtres, diacres, etc. ; l'appel aux ministères et à la vie consacrée ; le témoignage de l'Église quand il s'agit de vie et de mort, au plan de la transmission de la vie, et au plan de la fin de vie.
Approfondissement personnel



Au lieu de nous laisser prendre par les discours qui sans cesse nous rappellent que nous vivons une énième crise de l'histoire de l'Église, rendons grâce à Dieu qui nous fait vivre, qui nous envoie comme prêtres dans un univers créé par lui. Certes, cet univers est blessé par le mal. Mais, dans la foi, nous savons que ce monde est aimé par Dieu, sauvé par lui. Nous croyons éga­lement que Dieu n'abandonne pas ce monde. Bien plus, Dieu nous envoie afin de témoigner de l'œuvre du Christ auprès de toutes les nations. Dieu manifeste à notre égard une immense confiance en nous appelant et en nous envoyant. Aussi, il m'apparaît de plus en plus que nous avons à ouvrir largement notre esprit, notre intelligence à tout ce qui, en ce monde, révèle la beauté de la création, la grandeur de l'intelligence de l'être humain, le progrès moral de l'humanité dans un grand nombre de domaines. Sommes-nous attentifs à ce qui s'écrit là-dessus ? Sommes-nous enthousiasmés par les essais de tant de nos contemporains qui reprennent les questions fondamentales de l'être humain, comme la recherche du bonheur, les rapports nouveaux entre la morale et les découvertes scientifiques, le droit, la santé, l'économie, la politique, la paix ? Des recherches en tous sens voient le jour. Sommes-nous prêts à entrer dans une appréciation positive à l'égard de ces recherches ? Si tou­tes ces questions reprennent vie, c'est entre autres parce que la construction de l'Union européenne suppose de nouvelles rela­tions entre les nations et entre les manières de vivre, de penser, de croire, des différentes nations. C'est aussi parce que la mon­dialisation nous met en contact presque direct avec de nouveaux pôles culturels, religieux, qui nourrissent notre être profond, notre vivre-ensemble.

Nous avons la chance de disposer d'une masse de documents de l'Église universelle qui peuvent nous introduire à toutes ces questions. Nous arrive-t-il de les consulter ? Parmi ces docu­ments, certains parlent de la manière dont Je ministère ordonné peut être exercé dans ce monde qui franchit à vive allure des éta­pes nouvelles. Je songe à l'exhortation apostolique du pape Jean-Paul II publiée sur les prêtres (Pastores dabo vobis, 1992), à l'encyclique sur l'eucharistie (Ecclesia de eucharistia, 2003) et à l'exhortation apostolique sur les évêques (Pastores gregis, 2003). Ces derniers textes peuvent nous aider à situer notre mission et à approfondir notre identité.
Décisions personnelles



Lorsque nous aurons réalisé notre propre évaluation, nous pour­rons prendre quelques décisions personnelles qui sont autant de choix, que je présente de manière abrupte. Vous verrez bien par vous-mêmes où vous pourrez mettre des nuances.

Comme prêtres, sommes-nous des pasteurs pour tous ou des aumôniers de groupes à projets multiples ? Sommes-nous mem­bres d'une communauté unique ou de plusieurs communautés ? Prêtres uniquement avec des catholiques belges ou avec des êtres humains de toutes les nations ? A notre propre compte ou dans un ordre de collaborateurs de l'Évêque (= définition des prêtres) ? Voulons-nous recevoir une mission faite sur mesure ou nous inté­grer dans la mission de l'Église ? Voulons-nous recevoir une mis­sion qui nous unifie intérieurement ou exercer une mission qui soit vécue à côté ou en plus d'autres projets de vie ? Voulons-nous collaborer avec des personnes enthousiastes, compétentes, ouvertes à la pastorale du diocèse, de l'Église universelle, ou avec des personnes, des groupes qui envisagent la pastorale unique­ment à partir de leur point de vue ? Au plan juridique ou cano­nique, voulons-nous exercer le ministère presbytéral là où nous sommes nommés ou bien surtout ailleurs ? Voulons-nous, comme nous l'avons promis le jour de notre ordination, devenir minis­tres de communion ? Enfin, exerçons-nous le ministère pour Dieu ou pour des objectifs qui n'ont rien à voir avec Dieu ?

Pour nous aider à discerner les axes fondamentaux de la mis­sion de l'Église, vous pouvez aussi compter sur mes collabora­teurs immédiats, les membres du conseil épiscopal.



Je vous remercie pour le service immense que vous rendez à l'Église. Sachez bien que je compte sur vous pour travailler à la moisson, qui est abondante. Avec vous, je redis la prière pour les prêtres :



Tu ceux, Seigneur, que ton peuple tout entier

participe au sacerdoce de ton Fils ; et tu confies à certains de ses membres

la charge de le sanctifier,

de le conduire et de l'enseigner au nom du Christ ;

accorde à ceux-là, dont tu as fait ses prêtres,

la grâce d'être fidèles à leur mission :

que par leur ministère et toute leur vie

Ils aident les hommes et servent ta gloire.

(Prière d'ouverture de la messe pour les

prêtres, tirée au Missel romain de Paul VI,

Petit format, 1978, p. 925).

X Mgr Guy Harpigny

Evêque de Tournai



http://www.clerus.org/clerus/.../La_joie_d_etre_pretres_fr.html -


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Priere pour les vocations sacerdotales dans l'Église

Message  lily le Ven 2 Avr 2010 - 16:59


Patrons : sainte Marie, Mater Ecclesiæ, saint Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars

Durant l'Année sacerdotale proclamée par notre Saint Père Benoît XVI, prions Dieu notre Seigneur pour les vocations sacerdotales dans l'Église et pour la sainteté des prêtres. En plus d'approfondir notre compréhension du sacerdoce ministériel, essentiellement différent du sacerdoce commun (cf. Concile du Vatican II, Const. dogm. Lumen Gentium, n° 10) demandons au Seigneur que tous les fidèles aient une âme sacerdotale vibrante et sachent communiquer la joie de ce don aux personnes qu'ils fréquentent.
Prière pour l'année sacerdotale
Par la Congrégation pour le Clergé

Seigneur Jésus,

Tu as voulu donner à l’Eglise, à travers Saint Jean-Marie Vianney, une vivante image de toi-même, et une personnification de ta charité pastorale.

Aide-nous, en sa compagnie et aidés par son exemple, à bien vivre cette année sacerdotale.
Fais que nous puissions apprendre du Saint Curé d’Ars comment trouver notre joie à rester longuement devant le Saint-Sacrement ; comme ta Parole qui nous enseigne est simple et quotidienne ; avec quelle tendresse ton amour accueille les pécheurs repentis ; comme est consolant l’abandon confiant à ta Très Sainte Mère Immaculée ; comme il est nécessaire de lutter avec vigilance contre le Malin.


Fais, ô Seigneur Jésus, que nos jeunes puissent aussi apprendre de l’exemple du Saint Curé d’Ars, combien est nécessaire, humble et glorieux le ministère sacerdotal que tu veux confier à ceux qui s’ouvrent à ton appel.
Fais que dans nos communautés également – comme à Ars en ce temps-là – se réalisent ces merveilles de grâce que tu accomplis quand un prêtre sait « mettre de l’amour dans sa paroisse ».


Fais que nos familles chrétiennes se sentent chez elles dans l’église – là où tes ministres peuvent toujours être rencontrés – et sachent rendre leur maison belle comme une église.
Fais que la charité de nos pasteurs enflamme et nourrisse la charité de tous les fidèles, de sorte que toutes les vocations et tous les charismes donnés par ton Esprit Saint puissent être accueillis et valorisés.
Mais surtout, ô Seigneur Jésus, accorde-nous l’ardeur et la vérité du cœur pour que nous puissions nous adresser à ton Père Céleste, en faisant nôtres les mots mêmes que Saint Jean-Marie Vianney utilisait lorsqu’il s’adressait à lui :

« Je vous aime ô mon Dieu, et mon seul désir est de vous aimer jusqu’au dernier soupir de ma vie.
Je vous aime, ô Dieu infiniment aimable, et j’aime mieux mourir en vous aimant, que de vivre un seul instant sans vous aimer.
Je vous aime, Seigneur, et la seule grâce que je vous demande, c’est de vous aimer éternellement.
Mon Dieu, si ma langue ne peut dire à tous moments que je vous aime, je veux que mon cœur vous le répète autant de fois que je respire.
Je vous aime, ô mon divin Sauveur, parce que vous avez été crucifié pour moi ;
et parce que vous me tenez ici-bas crucifié pour vous.
Mon Dieu, faites-moi la grâce de mourir en vous aimant et en sentant que je vous aime. »
AMEN
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Re: La joie d'être prêtre

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