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Ne pas se faire de soucis.. essayons "l'abandon à la divine providence"

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Ne pas se faire de soucis.. essayons "l'abandon à la divine providence"

Message  maryline le Sam 19 Juin 2010 - 17:17


"...qui d'entre vous, à force de souci, peut prolonger tant soit
peu son existence ?
" (Math 6,24-34)
QUOI QUE TU FASSES DE MOI, SEIGNEUR, JE TE REMERCIE !
La conscience vive d’appartenir à Jésus, que c’est lui le Maître de notre vie et qu’il tient les rênes de notre destinée, provoque un tel sentiment de liberté au fond de notre être que les situations les plus cadenassées s’ouvrent d’elles-mêmes, mystérieusement, à l’intérieur et à l’extérieur de nous. Celui qui s’exerce tous les jours à l’extraordinaire prière de Charles de Foucauld :

" Mon Père, je m’abandonne à toi, fais de moi ce qu’il te plaira.
Quoi que tu fasses de moi, je te remercie. Je suis prêt a tout, j’accepte tout ",

et qui en fait une attitude de son coeur, verra une immense détente l’envahir. Dans sa puissance de simplicité, cette prière est le fruit non seulement d’une vie de sainteté, mais la quintessence de toute mystique. Il n’y a pas de chemin spirituel qui ne converge un jour ou l’autre vers ce point. Chaque Tradition l’exprime à sa manière et chaque disciple trouve les mots qui lui sont propres. Ainsi peut-on lire dans la prière bien connue des starets d’Optino :

" Seigneur, prépare-moi et soutiens-moi à chaque heure de ce jour.
Quelles que soient les nouvelles que je reçoive, apprends-moi à les accueillir
d’un cœur tranquille, fermement persuadé qu’elles sont l’expression de ta sainte Volonté... Que je n’oublie jamais dans les circonstances imprévues que tout m’est envoyé de toi.... "


Dieu veut prendre soin de nous et met sa Providence au service de l'homme… Mais celui-ci s'en préoccupe-t-il ? Certains de ses égoïsmes ne le rendent-ils pas indifférents à la bonté du Seigneur ? Pourtant cette Bonté demeure accessible et le Christ est venu nous en ouvrir l'accès.
Comment en notre vie concrète vivre cette confiance en la Providence divine ?


laissons l'amour de Dieu s'occuper davantage de nous.
Mon Père, je m’abandonne à toi, fais de moi ce qu’il te plaira.

Ce type de prière, c’est-à-dire l’attitude foncière d’abandon, ouvre un
puits de joie en nous. Mais inversement aussi, l’exercice répété et persévérant de la joie profonde, quelles que soient les circonstances, conduit infailliblement au plus grand abandon.


À chacun de trouver sa méthode et son mode pour exprimer la même réalité. J’en connais qui disent, dés que le réveil sonne au lever, ce verset du Psaume 40 : Voici que je viens, Seigneur, pour faire ta volonté. Et c’est extraordinaire, car toute la journée y trouve sa vraie tonalité, l’acte d’abandon étant posé à l’aurore de toutes choses, dans la profondeur de leurs germinations encore inconnues... Il suffit de reprendre cet acte à chaque heure, au milieu même de l’ouvrage en cours, pour maintenir la barre toujours dans la même direction alors qu’on navigue déjà en haute mer et que peut-être les turbulences s’en donnent à coeur joie.

L'homme se sent porté par la Vie de Dieu et en sa volonté se trouve son repos.


Cependant repos, abandon, n’est pas endormissement !
Il s’agit de l’action à son plus haut niveau, nous l’avons dit, sous-tendue par une intensité de vigilance permanente,un " acharnement "à aller jusqu’au bout (saint Théophane le Reclus)... Nous ne faisons l’expérience de Dieu que dans la mesure où nous nous livrons totalement à lui. La plupart du temps notre abandon n’est que partiel, velléitaire, il n’est pas l’axe de notre vie...
Toute la différence est là entre un homme pieux, très fervent ou même spirituellement excellent et le vrai saint qui n’a plus d’ego, parce qu’il s’est laissé détacher à fond par Dieu de tout ce qui n’est pas sa pure volonté. L’abnégation du moi est le point décisif où bifurque le chemin. La plupart reculent devant cet holocauste secret qui, pourtant, est la seule porte de la vie. Il ne s’agit pas de prouesses ascétiques, répétons-le, mais de moment en moment laisser Dieu être Dieu, se fier à son action, que cela plaise ou non : " Seigneur fais de moi ce que tu veux !
"L’effort de l’homme peut être alors à son maximum d’intensité et cela est
indispensable, mais c’est un effort détendu et joyeux, abandonné, qui n’attend rien de lui-même, " inutile " en efficacité et absolument libre devant les résultats...
Le but à atteindre est impossible aux hommes mais possible à Dieu (Mt 19, 26). C’est donc de lui qu’il faut tout attendre.

Voilà "Ce que n'est pas l'abandon à la Providence"…d'après Evelyne Madre
(membre de la communauté des Béatitudes)


Beaucoup s'en font une idée fausse et justifient ainsi leur manière de vivre au sein de notre société… Les critiques foisonnent et risquent de freiner une générosité dans le don de soi. Examinons-les en quelques lignes.

L'abandon à la Providence n'est pas une solution de facilité,
travers laquelle on pourrait comme fuir les exigences spirituelles et laisser la foi se diluer dans une sorte de quiétisme.Bien au contraire elle implique que nous veillions à ne point nous attiédir dans la prière et dans l'Amour du Christ… Elle est une véritable école de foi et de confiance, et, à ce titre, constitue un chemin spirituel des plus constructifs.

Cet abandon ne constitue pas non plus, en une passivité nous invitant à rester
assis, "les bras croisés", en attendant que cela "tombe du ciel".
Il recquiert un investissement de plus en plus prononcé, dans le don que nous faisons de nous-mêmes. Il s'agit d'on abandon très actif, sollicitant une forte dépense de soi, qui peut exposer à des critiques, des rejets, ou des humiliations, de la part de ceux qui ne comprennent pas une telle démarche.

De même, il n'est pas une fuite devant les responsabilités. La pratique de l'abandon à la Providence ne peut se vivre sans un engagement à divers niveaux devant Dieu et devant les hommes.

L'oisiveté, dont on le taxe parfois, en est absente. Ce n'est pas parce-que Dieu prend soin de nous que nous n'avons pas à travailler… au contraire.
Saint Paul nous dit :
Que celui qui ne travaille pas, ne mange pas. (2 Th 3, 10)

L'expérience montre que ceux et celles qui s'en remettent, authentiquement, à la Providence, ne peuvent, et ne veulent demeurer oisifs, mais ils travaillent avec plus de zèle, surtout dans l'ordre des responsabilités qu'ils assument.

Enfin l'abandon à la Providence ne peut pas être un caprice de l'homme à l'égard de Dieu. Il n'est pas question d'attendre de Dieu ce que nous souhaiterions, au grè de nos fantaisies
ou en vue d'une satisfaction égoïste (même si, et c'est bien normal, un
exaucement de la Providence nous réjouit toujours).

C'est dans sa sagesse et pour le témoignage de son Amour que Dieu donne, et donne encore. Il n'est pas forcé de donner, et pour le moins de donner n'importe quoi ! Nous n'avons strictement aucun pouvoir su Lui, si ce n'est celui de la confiance que toutes
choses concourent au bien de ceux qui L'aiment.


À chaque seconde la Vie me suscite à la vie,
mais pour qu’elle vive pleinement il faut l’écouter et s’y abandonner. Je peux l’accueillir avec reconnaissance à chaque inspir et m’offrir à elle dans l’abandon à chaque expir.
C’est une merveilleuse méditation. Les premiers chrétiens ont forgé cette admirable phrase : L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé (Ac 15, 28). Pour eux, faire quoi que ce soit sans l’impulsion de l’Esprit, était une trahison. Si Jésus est vraiment " Seigneur " pour moi, c’est que ma vie est son Royaume où il peut exercer sa seigneurie, c’est-à-dire où il a tous les droits. En moi, rien donc qui ne lui soit étranger, tout en moi est de lui, par lui et en lui (Rm 11, 36), je veux me recevoir de lui comme d’une Source ou comme l’air que je respire. C’est dans cette grande cohérence biblique que Dieu dit a Josaphat paniqué devant le tragique des événements : Ne t’effraye pas... ce combat n’est pas le tien mais celui de Dieu (2 Ch 20, 15). Il n y a plus alors qu’a lui faire confiance, à obéir dans la foi (Rm 1, 5 et
16, 26) :
donner a Dieu carte blanche ! Quelle libération !


Une vieille ermite sur une petite île grecque disait : " Vous savez, ma spiritualité, après 70 ans de vie ascétique est très simple : tous les matins je prends une feuille blanche et je la signe en bas en disant à Dieu :
écris dessus ce que lu veux, à tout je dis ‘oui’, c’est signé d’avance ! "

d'aprés différentes sources



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